DE RIO DEL SUD A RIO DE JANEIRO

DU 7 MARS AU  21 MARS 2016

Après avoir quitté avec regret nos nouveaux amis , nous filons sur FLORIANOPOLIS, à 160 kms au sud, au bord de l’Atlantique.

Les paysages sont magnifiques, nous traversons une  forêt tropicale avec des collines verdoyantes et une flore qui nous surprend à chaque virage.

Lundi soir, nous quittons la route principale, qui n’était pas si mauvaise, pour bivouaquer dans un endroit tranquille : RANCHO QUEMADO

L’entrée du village

La place où nous bivouacons

Un magasin dernier cri.

Une belle propriété

Un feu vert ou rouge (ici ils sont en hauteur et en général de l’autre côté de la rue,  ils se composent de 6 feux qui s’éteignent de haut en bas au fur et à mesure du temps qu’il reste à passer au rouge)

Nous dormons très tranquille et le lendemain matin, nous allons acheter nos croissants juste en face.

Mardi 8 mars : FLORIANAPOLIS

Une partie de la ville est sur le continent et l’autre sur une île, séparée par un grand pont moderne. L’ancien pont suspendu est fermé à la circulation mais il est éclairé la nuit.

Nous allons nous arrêter le midi sur le continent pour déjeuner et surtout pour acheter des chaussures à Bernard, celle du Maroc commençant à rendre l’âme.

Nous décidons de nous rendre sur l’île Santa Catarina, sans nous arrêter dans la ville historique, nous la ferons au retour.

Il y a 42 plages sur l’île, nous en ferons le tour par le nord. On commence par s’arrêter à SANTO ANTONIO DE LISBOA, un vieux village de pêcheurs.

Nous couchons au bord de la plage 3 km plus haut, avec cette vue :

 

Le soir repas juste à côté : une douzaine d’huîtres excellentes, bien charnues et un plat de poissons frits (pour 12 E l’ensemble, bière comprise)

Mercredi 9 mars

A peine réveillée, j’enfile mon nouveau maillot de bain et je vais nager sur cette plage paradisiaque, près de notre bivouac.

Ensuite nous partirons un peu plus au nord de l’île à CANASVIEIRAS.  La ville est animée ou plutôt la plage est animée : nous qui n’avions encore pas vu de string, là nous sommes gâtés, bien que ce n’est pas très joli car les jolies filles sont rares, et les fesses un peu grasses !!!!!

Toutes ne sont pas comme celle-là !!!!!!

Nous nous arrêtons sur la plage pour prendre un verre et quelques crevettes qui nous servirons de repas et nous contemplons la vie sur la plage.

Personne n’est allongé sur une serviette, tout le monde a son fauteuil, il y a des marchands ambulants de robes, maillots de bains (haut ou bas), de victuailles…

Des immeubles modernes, rien à voir avec notre bivouac de la nuit précédente.

Après la sieste, on continue notre tour de l’ile pour arriver à l’est sur la Plage de Joaquina. Il s’agit d’énormes dunes blanches où les jeunes font du surf des sables, ils partent du haut de la dune sur une planche et se laissent glisser.

Mais il y a tout de même une belle plage où le surf est l’attraction principale dans les puissantes vagues qui peuvent atteindre 3 m de haut. La plage n’est pas très grande et il y a beaucoup de monde. Les bars sur la plage louent des sièges.

Ensuite une glace chez Max (les glaces les plus crémeuses parmi les meilleures du Brésil !) à LAGOA DA CONCEICAO, ville principale et au cœur de l’île.

Nous espérons aller dormir à CAMPECHE, plus au sud, mais l’environnement ne nous parait pas très sûr. Nous irons donc jusqu’à ARMACAO et bivouaquerons dans une rue devant de belles maisons. Dans une rue à côté, nous retrouvons le camper de chez DUARON qui avait été inauguré en notre présence, on fera un petit coucou aux propriétaires.

Jeudi 10 mars

Nous arrêtons là notre visite de l’Ile SANTA CATARINA et retournons à FLORIA-NAPOLIS. Nous voulons visiter le centre historique, mais malheureusement tous les parkings ont une barrière qui nous empêche de rentrer et dans la rue il n’y a aucune place de stationnement.

Arrêt pour la sieste de Monsieur à BLUMENEAU où j’irais me promener seule. Ville fondée par des colons allemands, elle est très connue surtout pour sa fête de la bière qui est, après le carnaval de Rio, la plus grande festivité de rue du pays.

(diaporama)

et pour finir la journée, 30 kms plus loin : POMERODE : 70 % de la population parle encore l’allemand, très belle ville et très jolie région, cela vaut vraiment le détour.

 

A 18 h nous allons au salon de thé déguster une pâtisserie (l’assiette est facturée au poids). Ils ont vraiment gardé leurs coutumes allemandes et leurs pâtisseries.

(on réussira à la terminer)

Vendredi 11 mars

Une petite virée dans la campagne, magnifique, avoisinante à NOVA TRENTO puis TIMBO fondé par des allemands et des italiens, considérée par les Nations Unies comme l’un des endroits les plus agréables à vivre du Brésil (on cherche pourquoi)

Paysages en quittant POMERODE

On retourne manger à POMERODE devant l’office du tourisme

Les maisons et les jardins sont décorées pour Pâques

Le soir nous couchons sur l’Ile de SAN FRANCISCO et nous en ferons le tour.

Mais d’abord promenade dans la vieille ville

Ville classé au patrimoine historique, 3ème plus ancienne ville du pays, elle a été fondée en 1504 par les français.

Achat au Mercado Central d’un morceau de porc fumé :

Voilà le garde-manger (pas vraiment frigorifié)

Il y a beaucoup de camions sur cette île, nous ne savons pas trop pourquoi, mais il doit y avoir du minerai dans les environs, nous resterons même bloqués 1/2 heure à attendre qu’un train de petits wagons  passe et ensuite les camions.

Nous dormons le long de la mer sur la route près de maisons huppées.

Samedi 12 mars

La plage où je vais me baigner le lendemain matin.

Nous repartons par une belle piste de sable qui longe la mer pour rejoindre le sud de l’ile puis le continent.

Nous filons ensuite sur JOINVILLE, mais c’est samedi, aucune animation dans les rues, tous les magasins sont fermés, nous déjeunons dans un buffet libre (l’assiette au poids) “Tempeiro Crioulo”, excellent et de bonne qualité, surtout le jarret de porc et la “carne ensopada” (bœuf en ragoût).

Joinville abrite une école du Bolchoï et son festival de danse annuel est l’un des plus importants et des plus renommés du monde.

L’après-midi ballade dans la ville de CURITIBA, un peu plus au nord. C’est un modèle d’aménagement urbain d’avant garde depuis 1970 : zone piétonne, couloirs de bus express, avec des tubes d’embarquement pour accélérer la montée et la descente.

Grandes avenues, avec de grands parcs :

 

CURITIBA suscita beaucoup d’intérêt de la part des urbanistes du monde entier et demeure aujourd’hui la mieux organisée des villes du Brésil. Elle offre aujourd’hui encore une qualité de vie inégalée au pays.

Musée NIEMEYER

Conçu par ce célèbre architecte brésilien qui a également dessiné la ville de BRASILIA et qui, en France, a construit la maison de la culture « le Volcan » au HAVRE ainsi que le siège et l’ancien siège du parti communiste français.

Nous reprendrons la route pour coucher le soir sur le parking d’une station essence, beaucoup de bruit.

Mais avant nous avons assisté, en direct, à un cambriolage :

Suite à un accident, nous avons été arrêtés sur l’autoroute pendant une heure. Lorsque tout à coup, ont surgi devant nous des jeunes : ils sont allés directement au camion, juste à côté de nous, fracturer la porte arrière du semi-remorque. En quelques secondes, ils ont dérobé une dizaine de cartons. Nous n’étions entourés que de camions, personne n’a eu le temps de bouger, mais quelqu’un a dû téléphoner aux gendarmes car 10 mn après, sont arrivés 2 policiers, mitraillettes aux poings qui sont allés dans les fourrés mais nous pensons sans résultat car ils sont repartis peu de temps après.

Depuis nous sommes un peu plus vigilants.

Voilà la cause de l’embouteillage, un camion avait perdu une partie de son chargement

Dimanche 13 mars

Après le holdup du siècle, nous quitterons l’autoroute pour rejoindre la ville d’ELDORADO et 45 kms plus loin, visiter la grotte du diable

Un petit mot sur les autoroutes brésiliens : voies à 2 fois 2 voies (minimum). Il y a des retournements signalés, il faut se mettre sur la voie de gauche et là on fait carrément demi-tour. Il y a des entrées ou sorties régulièrement, même pour une seule maison. Les vélos, les piétons, les carrioles à cheval sont autorisés et n’oublions pas  : il y a des passages cloutés en pleine campagne, et de temps en temps en haut d’une côte ou d’un virage dangereux, un dos d’âne.

Je reprends donc, nous traversons ELDORADO, pour nous arrêter 45 kms plus loin à la “grotte du diable”, après avoir traversés des plantations de bananes :

Nous ferons la visite accompagnée d’un guide, obligatoire (on pourrait se perdre dans la grotte) pour 5 euros à nous 2. La grotte du Diable est vraiment extraordinaire, très belle, dans la jungle (1ere photo l’entrée).

(diapo)

Le soir nous dormons à ELDORADO sur le parking à l’entrée du village, à coté de l’office du tourisme.

Une rue du village

 

Lundi 14 mars

Un énorme papillon accroché à la roue, nous empêche de repartir le lendemain matin            

 

Un petit arrêt sur le bord de la route

Notre 5ème camion renversé depuis que nous sommes au Brésil.

 

Nous allons contourner SAO PAULO (plus grande métropole de l’hémisphère sud), par le sud, en longeant une côte spectaculaire. Malheureusement on peut à peine prendre des photos, la végétation nous en empêche, et encore moins nous y arrêter, l’accès aux plages est privé soit par des hôtels, soit par des villages entiers qui sont fermés par des barrières avec des gardes.

Quelques photos prises le long de la route

Nous aurons un peu de mal à trouver notre bivouac pour le soir:  si nous avons l’accès aux plages, c’est qu’elles ne sont pas très très propres ou que l’ambiance ne nous plait pas du tout ou les routes ne sont pas en bon état et il faut faire demi-tour, car il n’y a plus d’issue ou des ponts qui n’existent plus

Nous trouvons finalement à nous arrêter devant un commissariat sur la plage à CAMBURI à quelques kilomètres avant SAO SEBASTIO

Mardi 15 mars

Le matin je ne me baigne pas, je vais juste marcher au bord de l’eau (il y a un peu trop d’égouts)

2 oiseaux sur la plage

Nous passons à SAO SEBASTIAO où nous nous arrêtons juste pour prendre quelques photos.

Et le midi on s’installe à UBATUBA pour manger dans le camper, le long de la plage, lorsque tout à coup un camping-car s’arrête à côté de nous, il s’agit de la famille belge que nous avions rencontrée à SAN JULIAN (près du bateau musée) dans le sud de l’Argentine. (blog : vwontheways.be)

Nous échangONS quelques tuyaux, mais ils vont nous quitter assez vite, nous sommes en plein soleil et il fait vraiment chaud surtout pour les enfants.

Nous franchissons le Tropique du Capricorne.

Nous avons envie d’aller à TRINDADE une plage à 25 kms avant PARATY, mais il n’y a qu’une route très étroite et l’on ne peut s’y garer pour dormir.

la descente au village était raide

Le soir nous arriverons à PARATY et nous bivouaqUons 3 jours au bord du canal devant la brasserie “CERVEZA CABORE” (wifi CABORE 420) endroit indiqué par Nicolas ce matin.

Cet oiseau était à côté de nous dans le canal

Mercredi, jeudi et vendredi

PARATY

Ville coloniale, ayant pour arrière-plan des montagnes escarpées couvertes de jungles et une soixantaine d’îles.

Pas de voitures dans le centre historique, rues pavées et belles demeures en font une ville très touristique.

Elle suit le plan d’un carré, fermé d’une église baroque à chaque sommet, rien ne semble avoir bougé ici depuis l’époque coloniale, à part une forêt de poteaux électriques qui tendent leurs fils d’une maison à l’autre. Ils doivent être enterrés car la ville a été classée monument historique national en 1966, cela fait désordre !

C’est seulement en 1960 que la route côtière a été prolongée de SAO PAULO à PARATY (330 Kms). Avant cette date, on ne pouvait passer que par l’intérieur des terres par une petite piste et avant 1954, seule la mer permettait l’accès à la ville.

Le 1er jour, nous avons passé la journée à visiter la ville. Vers 15 h, comme depuis quelques jours, il s’est mis à tomber des cordes.

Le lendemain nous avons pris une excursion pour faire une ballade en bateau sur les îles. Nous avons pris un bateau moyen, nous étions 10 personnes à bord, départ à 11 h, nous avons été sur 4 îles, avec la possibilité de se baigner, de faire du snorkeling (il n’y avait rien à voir sous l’eau, seulement 3 ou 4 petits poissons), il faisait très beau et chaud, c’était donc très agréable. La mer devait être (d’après Bernard) entre 26 et 28°. A 13 h, on nous a servi un repas (soit du poisson, soit du poulet frit) en supplément, mais avant notre petit cocktail brésilien : du caipirinha (cachaca + citron vert + sucre de canne)

Retour vers 16 h, la ballade 15 E pour nous 2. Comme il n’est pas trop tard, nous décidons de partir dans la montagne pour coucher 18 kms plus loin. A mi-chemin, le temps devient maussade, nous sommes sur une toute petite route en pleine jungle, on ne voit plus le jour, il fait très sombre, et de plus la route est bloquée suite à des travaux. Au bout de 20 mn d’attente, nous décidons de faire demi-tour, car d’après la carte, la route ensuite se transforme en piste.

Nous rentrons donc devant notre fabrique de bière artisanale. Et là l’orage arrive, plus d’électricité dans la ville, elle reviendra vers minuit. Les rues sont toutes inondées.

Vendredi 18 mars

Nous allons quitter PARATY mais avant nous retournons sur notre route de la vieille au soir, à 8 kms il y avait d’après mon guide, une cascade magnifique, la Cachoera TOBOGA

En fait il s’agit d’une cascade où les jeunes jouent à Tarzan et glissent sur une paroi lisse dans le torrent.

Avec tous les ralentisseurs rencontrés sur la route, cela ne valait pas le déplacement.

(l’église juste à l’arrêt de la cascade)

Nous reprenons la B101 en direction de RIO, toujours des plages fermées. Le midi nous voulons aller déjeuner à ANGRA DOS REIS. Pas de possibilité de s’arrêter avant le bord de mer, toute la ville est en descente, et les quartiers sont plutôt des favélas.

  Nous cherchons à nous arrêter près du port, mais rien. Nous quittons donc la ville pour nous arrêter au 1er restaurant trouvé, à une dizaine de kms plus loin.

Le soir même problème pour trouver un bivouac, nous le trouverons à VILLA MURIQUI, tout petit village, à 90 kms de RIO. Entre la plage et notre véhicule il y a une vieille ligne de chemin de fer, nous pensions qu’elle était inutilisable.

Pourtant vers 19 h un train va passer avec une cinquantaine de wagonnets chargés de minerais.

Comme d’habitude nous nous couchons très tôt. Malheureusement le train passe 4 ou 5 fois dans la nuit avec un bruit d’enfer.

Samedi 19 mars

Vers 6 h 30, du bruit autour de nous. On va se lever vers 7 h et en ouvrant la porte que voit-on ? une famille qui déjeune près de leur voiture avant d’aller à la plage.

Baignade pour nous 2 vers 8 h, à notre retour, le voisin nous propose de nous doucher chez lui dans son jardin (toutes les maisons dans la rue ont une douche extérieure juste à côté de leur porte d’entrée).

la maison où nous prenons notre douche

La plage où nous nous baignerons

Vers 10 h nous prenons la route pour RIO.

Quelques photos de plages aperçues en voiture

Nous ne devions pas aller à RIO DE JANEIRO, tout le monde, surtout les Brésiliens, nous le déconseillaient, trop dangereux. Nos amis Belges qui en revenaient nous ont dit que d’être si près et ne pas y aller c’était dommage. Jacky et Françoise y étaient la semaine passée et nous ont confirmé également qu’en se garant au Pain de Sucre il n’y avait pas de problème.

La décision est prise : nous y allons.

(N’hésitez pas à nous mettre un petit commentaire de temps en temps)

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5 réponses à DE RIO DEL SUD A RIO DE JANEIRO

  1. Quéron Monique et Jean dit :

    Si tu vas à Rio…n’oublie pas de chanter là-haut……

  2. Daboussy Serge dit :

    Salut à tous les deux ,votre périple Brésilien semble chaud et sympa à part que je trouve dommage qu’il y est peu d’accès aux différentes plages ,j’espère que vous avez ramené un lapin de pâques qui irait fort bien sur votre terrasse.
    Je suis étonné que mon pote mange maintenant des huîtres et du poisson ? par contre il fait toujours sa grosse sieste apparemment .
    Geneviève attention aux vives en te baignant n’importe ou .
    Je vous embrasse
    Serge

  3. Serge simon dit :

    Ton reportage fait toujours rêver … nous pauvres Français qui sommes en manque de chaleur!
    Fini pour vous le vent et le froid (c’est mieux de le faire dans ce sens là ?)
    J’aime bien le sens du détail de Gégé , qui fait que l’on se sent … plus informé de votre parcours , comme si on discutait avec vous autour d’un apéro.
    J’aime toujours les photos d’oiseaux que tu peux recueillir , j’adore les photos de ce que vous mangez dans les restos (quelques soient les heures où je les vois : elles me font saliver !)
    mais je regrette que tu n’ai pas jugé bon de nous transmettre une photo de toi avec ton nouveau maillot de bain (un string ?)

  4. MARIN Daniel dit :

    De la chaleur, quelques orages pour rafraichir l’atmosphère, des baignades sur des plages paradisiaques, des mets locaux ou internationaux consommés dans des restos sympathiques… que nous vous envions !
    Nous vous faisons de gros bisous bien français et vous disons « bonne continuation » !
    EVELYNE et DANIEL

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