NEW-MEXIQUE

DU 24 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE 2018

Nous sommes maintenant au NOUVEAU MEXIQUE. 

Nous avons fait 2340 Kms du 22 au 5 octobre depuis notre entrée aux U.S.A.

LUNDI 24 SEPTEMBRE 2018

Après les grottes, nous nous dirigeons dans un autre parc : les WHITE SANDS N.P, à environ 250 Kms que nous ferons en grande partie dans des étendues sans âmes qui vivent.

De temps en temps, quelques champs de pétrole

Et un peu avant notre arrivée, le paysage change : on se croirait en Suisse. Il y a même une station de ski. Nous sommes dans la LINCOLN NATIONAL FOREST 

On commence à apercevoir au loin les dunes de sable.

On traverse la ville d’ALAMOGORDO et nous voilà dans le P.N. WHITE SANDS (dunes blanches).

Les 1er essais nucléaires ont été réalisés ici en 1945, c’est l’une des zones les plus isolées et les plus pauvres du Nouveau Mexique. Aujourd’hui, c’est ici qu’atterrissent les navettes spatiales. Le parc est fermé pendant les tests, soit en moyenne 2 fois par semaine pour une ou 2 heures.

Mais nous ne venons pas ici pour les missiles, mais pour les 710 km2 de dunes de gypses blanches comme neige.

Il s’agit de dunes de sable composé de gypse, très rare sous forme de sable, car soluble dans l’eau. A l’origine il constituait le lit d’une ancienne mer. Après le soulèvement des montagnes avoisinantes, le gypse qui les composait s’est dissout progressivement sous l’effet de la pluie, de la neige et des rivières. Les vents dominants se sont ensuite chargés de sculpter de merveilleux paysages mouvants. Lorsque le temps est humide et l’évaporation lente, le gypse se dispose sous forme de cristaux le long des berges.

A l’intérieur du parc, il y une route qui nous permet de nous faire une idée du spectaculaire phénomène naturel de ces dunes.

Elles restent humides, l’eau est à quelques centimètres de la surface, c’est ce qui empêche que le vent les emporte.

On y marche facilement mais il y fait une chaleur accablante, on ne fera donc pas de circuit, mais on s’installera au haut d’une dune en attendant le coucher du soleil.

Le soleil se couche, le spectacle est encore plus grandiose.

Les yuccas se sont bien adaptés : ils allongent leur tronc afin de rester toujours au-dessus de la dune (croissance de 30 cm par an)

C’est tout de même le plus grand désert de gypse du monde.

(Saviez- vous que le plâtre est un liant hydraulique connu depuis l’Antiquité. Il est fabriqué à partir d’une roche blanche et tendre à l’aspect de sucre : le gypse, un sulfate de calcium hydraté, et que dans la région parisienne il y a des mines de gypse, qui servent, depuis des siècles, à faire le « plâtre de Paris ».)

A la nuit tombante, on va aller dans la ville d’ALAMOGORDO, sur un parking Walmart, (notre 2ème après celui où nous avions dormi dans le Yucatan).

Derrière le magasin nous sommes très bien, aucun bruit la nuit ; on se réveillera même à 8h le lendemain matin. Je pense que nous en ferons d’autres aux U.S.A.

MARDI

Nous avons 360 kms à parcourir jusqu’à Alburquerque.

Plein d’essence, 2ème station, 2ème problème : il faut dire avant de faire le plein combien on veut mettre. Au hasard nous dirons 60 dollars et on règle avant de se servir à la caisse puisque la carte ne fonctionne pas aux pompes.

A la sortie de la ville, recharge de nos 2 bouteilles de gaz (20 dollars). Le vendeur est encore charmant, il va plaisanter avec nous et va aller nous chercher de la viande de bison séchée, qu’il avait dans un sac de congélation. Il nous montre sur son portable le bison qu’il a tué avec une flèche.

Voilà les morceaux que l’on va manger, c’est ni bon, ni mauvais, c’était bien poivré.

Pour être au top, il nous manque le plein d’eau. Pour l’instant nous n’en avons pas trouvé dans les stations services. On n’ose plus prendre de douches.

On traverse maintenant une région volcanique.

Alain nous a dit qu’on pouvait trouver, en autre, de l’eau dans les campings sans y rester coucher. On regarde sur le site « R.V. Parky » qu’il nous a indiqué, et pas très loin d’où nous sommes, il y en a un.

Le voilà justement sur le haut d’une colline, en rase campagne, avec plusieurs gros camping-cars, on y va. J’ai l’intention de demander si on peut juste faire le plein.

Quelle ne fut notre surprise en entrant: pas de barrière, juste un panneau avec les prix du camping affichés et en dessous une petite boite scellée dans le sol où il est indiqué de mettre l’argent à l’intérieur.

On rentre et on va se servir. Chaque emplacement a un robinet, l’électricité, une table avec bancs et un barbecue, dommage qu’il ne soit que 11 h du matin, sinon nous serions rester là.

Une heure après on s’arrête sur un aménagement de stationnement, nous allons déjeuner et que nous reste-t-il à faire après le plein d’essence, de gaz et d’eau :  vider nos toilettes. Encore une chose difficile dans ce pays, je crois bien que c’est interdit de vider n’importe où, comme nous le faisions en Amérique du Sud et Centrale.

Bon français que nous sommes, il n’y a personne, le terrain est en pente, alors :

 

La honte !

Nous voilà arrivés à ALBURQUEQUE

Nous sommes encore une fois derrière le magasin SAM CLUB, près du WALMART. Il n’y a que 2 campings cars et aucune voiture, la nuit sera donc tranquille. C’est une bonne alternative pour stationner en ville surtout qu’il y a la wifi.

JEUDI 25 septembre

Il est temps que nous trouvions à laver notre linge. En ville, il y a plein de laveries avec d’immenses machines, nous allons à la première et là une charmante employée, parlant espagnol, nous propose de s’en charger, nous pourrons le récupérer en début d’après-midi. Nous acceptons volontiers, pourtant il faudra bien que la prochaine fois on se débrouille seul. J’aurais dû en profiter pour lui demander qu’elle m’explique le fonctionnement des machines. Mais j’ai oublié. Nous paierons 15 dollars.

Pendant qu’on s’occupe de notre lessive, nous allons nous promener dans la vieille ville, très touristique, et nous voyons enfin des américains et des maisons typiques. Il n’y a que des restaurants et des boutiques pour touristes (comme en France maintenant dans les endroits restaurés des villes) 

Nous déjeunons dans le camper et ensuite nous allons faire une petite randonnée dans le :

Arrêt au Centre des Visiteurs pour avoir une carte des sentiers. Nous ferons le plus simple, le «Boca Negra Canyon» celui qui grimpe à flanc d’une colline. L’entrée est gratuite, seul le parking est payant mais avec notre pass, on ne paye pas.

Les indiens ont laissé plus de 20.000 dessins gravés dans le basalte.

La vue est jolie

Après cette balade, nous retournons où nous avons stationné la nuit précédente. Bernard s’aperçoit qu’il y a une fuite sous la voiture, et que demain nous devrons aller voir un mécanicien.

Cette ville de 600.000 habitants et très étendue, la Route 66, construite en 1926, la traverse.

Le soir nous décidons d’aller manger dans un restaurant typique sur la 66. D’après le guide Michelin, on ne doit pas manquer un repas au 66 Diner, « un diner comme on en rêve »

Bernard va prendre un hamburger, on lui demande avec ou sans fromage, il a eu tort de dire « sans », il y avait les 2 morceaux de pain et à l’intérieur juste un bifteck haché, pas de sauce, rien, une petite salade à laquelle il ne touchera pas et des frites. Quant à moi, je vais prendre la spécialité de la maison, nous avions vu sur le journal local qu’ils avaient déposé la recette. Je ne me souviens plus du nom. Il y avait plein de pommes de terre, (heureusement mon chéri en a pris la moitié), du bacon en petits morceaux, très calciné, du fromage et un œuf. Quel déception pour notre 1er resto « typique »

Par contre on ne dira pas la même chose pour le dessert. On prend une banana split. Le serveur nous prévient que c’est copieux, donc on n’en prend qu’une. Heureusement car nous ne l’avons pas finie; par contre on a eu du mal à trouver un morceau de banane sous cette accumulation de glace et de crème.

Notre festin ne nous aura pas trop emballé, et on ne s’occupera plus de MICHELIN.

Un arrêt de bus :

JEUDI 27 SEPTEMBRE

Nous cherchons un garagiste sur internet et nous trouvons un petit garage à un mile d’ici.

Nous allons nous faire comprendre avec notre ami « GOOGLE  »

Il y a une fuite de diesel. Ils cherchent d’où cela provient (2 mn) nous font le devis 300 $ et commandent la pièce qui arrive une bonne heure après, la réparation est assez rapide. Nous ne sommes pas dans le camper (question d’assurance pour eux), nous sommes obligés de rester dans le bureau. Aux alentours il n’y avait rien à faire. Au bout de 3 h tout est réglé, une chance ils nous ont donné le code de la wifi.

Nous pourrons prendre la route vers SANTA FE (80 kms)

Nous prenons la route de la turquoise :

Les paysages sont désertiques et montagneux.

Cette route était célèbre pour ses mines de turquoises, d’argent, d’or et de charbons. Aujourd’hui il n’y en plus, mais on peut voir les vestiges des mines et les hameaux fantômes.

Nous nous arrêtons à MADRID. Cette ville a été crée au milieu du 19e. A la fermeture des mines, elle tomba dans l’oubli jusqu’à sa vente aux enchères en 1975. Des artistes, des artisans, des hippies et des marginaux investirent les vieilles maisons. Voilà ce qu’elle est devenue :

On adore les boîtes aux lettres.

et les sculptures

Là c’est un vrai cailloux

Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons à CERILLOS. Ce village fut construit sur le site d’une mine de turquoise en 1879.

Le passage à niveau

Il n’y a pas de boutiques, donc pas de touristes, nous irons tout de même voir l’un des rares magasins-musés.

La vue en contrebas y est belle .

Nous arrivons à SANTA FE en fin d’après-midi. On s’installe en ville sur le parking près du Visitor Center, où il y a des places réservés au V.R. (Véhicules Récréatifs). On dormira tranquille gardés par ces 2 « petits » camping-car

VENDREDI

Visite de cette ville construite en adobe, technique des indiens Pueblos qui habitaient la région autrefois :  maisons peu élevées, toit plat et angles arrondis.  Sauf la cathédrale, la norme a été imposée aux habitants (interdit les maisons en pierre, en bois ou en couleur). Cela donne un charme certain. En réalité, aujourd’hui, ce n’est pas de la terre mais du stuc imitation adobe.

La Chapelle LORETTO qui se veut inspirée de la Sainte Chapelle de PARIS !!!!, construite en 1878, elle possède un bel escalier en spirale, sans vis et sans support apparent. Les vitraux ont été faits en France.

A l’entrée, un arbre remplit de chapelets

Sur la place principale, on s’attendait à se retrouver dans une ville de western, Bernard espérait pousser la porte du « salon » mais rien: tout à l’air neuf, même ces maisons en bois qui datent pourtant des cowboys.

Un hôtel :

Déçus par le Palais du Gouverneur sur la place, il parait pourtant que c’est l’un des plus vieux édifices publics du pays (on le voit à peine, c’est ce long bâtiment)

Sous les arcades du Palais, les Indiens venus des pueblos voisins vendent leurs bijoux, ils sont seuls à en avoir le droit et à tour de rôle.

Non, non, nous ne sommes pas à Espelette….

J’irais visiter le « New Mexico History Museum » à l’arrière du palais. Bernard n’a pas voulu venir, personnellement, je ne suis pas très emballée, j’ai du mal à m’y retrouver, il n’y a aucun fléchage, et plein de salles, on ne sait pas par où commencer, je ne sais même pas si j’ai tout vu. Pour 12 dollars l’entrée, ils pourraient au moins nous donner un plan.

Même une bombe atomique

La cour intérieure du Palais (et du musée)

Une ancienne imprimerie

Pas de photo cette fois de Bernard sur le banc où il m’attend.

La Cathédrale SAN FRANCIS construite en 1869-1886 en pierre, extraite localement, tranche avec le reste de la ville, mais cela a été voulu.

Les fonds baptismaux, on pourrait s’y baigner…

Il y a énormément de touristes américains. Pleins de galeries d’art où tout est très cher. Par contre l’ensemble est beau.

La vente des journaux se fait sur le trottoir, il suffit de mettre les pièces à côté.

Cet énorme camion avec à l’intérieur des voitures.

On continue notre visite de la ville et nous repartons dans le courant de l’après-midi, pour notre prochaine étape.

Nous allons stationner dans un camping au bord du lac de COCHITI. C’est notre premier camping. Aux Etats-Unis tout est démesuré, le camping est immense, très étendu, les places sont espacées les unes des autres (pas comme chez nous.) Et ne parlons pas des campings-cars : DEMESURES

Celui là est juste en train de faire sa manœuvre à côté de nous :

Par contre là, on ne sait pas comment ils vivent à l’intérieur, peut être juste pour dormir ?

Et voilà un emplacement

Dans un autre coin, il n’y a personne. Il faut savoir qu’aux USA, des camping-caristes louent ou achètent des emplacements dans des espaces comme ceux-là.

Les véhicules stationnés dans les emplacements des camping sont impressionnants de par leur taille mais aussi leur propreté ;  ils laissent la place impeccable et ils sont respectueux des autres. Nous aurons rarement du bruit. Ils adorent le camping. Ils ont souvent des chiens mais jamais on ne voit de crottes au sol, ils n’aboient pas et ne nous importunent pas.

Inutile de mentionner que notre camper fait figure de pauvre dans ce type d’environnement soigné.

Comme j’ai toujours du mal à me faire comprendre, à la réception je demande le prix des emplacements, c’est pourtant pas difficile, il me fait répéter au moins 3 fois, je suis obligée de l’écrire sur une feuille pour qu’il comprenne. Quant au prix je cherche encore, il me dit 12 dollars. Il me demande combien de jours nous voulons rester, je dis 1 journée, je paye 12 dollars. Il me donne mon emplacement et un petit tableau avec notre nom que nous devons mettre sur un poteau à côté de notre véhicule et on s’aperçoit qu’il nous a mis 2 nuits. J’ai compris plus tard qu’avec le Pass pour les parcs, nous avions droit à demi tarif.

SAMEDI 29 SEPTEMBRE

A 9 h nous sommes fin près pour aller visiter :

Les formations immenses en forme de cônes sont le résultat d’éruptions volcaniques qui ont eu lieu il y a plus de 6 millions d’années, dont les nombreuses coulées ont laissé des dépôts de cendres et de débris sur près de 300 m d’épaisseur. Le travail de sape de l’eau et du vent a conduit à la formation de ces cônes, dont certains atteignent près de 30 m de haut.

Nous ferons le « Slot Canyon Trail » jusqu’au terminus.

On pénètre dans un canyon, taillé dans du tuff volcanique.

 

Puis le chemin grimpe assez fortement, mais nous sommes bien récompensés car la vue sur les plus beaux Tents Rocks est grandiose.

Nous avons mis presque 3 heures à faire les 5 km. Mais on s’arrête souvent pour prendre des photos, ou pour laisser passer les gens que l’on croise. Il n’y a pas foule, mais un peu de monde tout de même.

Et nous redescendons :

Nous allons retourner au camping (puisque nous avons droit à 2 nuits autant en profiter) et nous reposer l’après-midi.

DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 

Pas beaucoup de route aujourd’hui pour aller au NATIONAL MONUMENT BANDELIER.

Nous devons repasser par SANTA FE et on s’arrête pour quelques courses, ensuite nous prenons la direction de LOS ALAMOS.

Des paysages encore époustouflants :

A ALAMOS nous irons visiter le Bradbury Science Museum, qui retrace la fabrication des armes nucléaires et leur histoire. Nous ne comprenons pas grand chose aux explications.

La réplique de la bombe atomique FAT MAN de Nagasaki

La Little Boy d’Hiroshima

Nous terminons la journée au camping à l’intérieur du parc BANDELIER (6 $) : des emplacements toujours bien délimités avec table, barbecue et eau sur chaque parcelle. On ne voit pas notre voisin. C’est un camping sur un terrain du gouvernement, donc il est bon marché.

Nous devons choisir notre emplacement, et ensuite aller payer à l’entrée sur une borne et ma carte bleue va passer, heureusement car il n’y a personne.

Nous rencontrons des Canadiens, Denis et Danielle, qui vont nous aider justement pour payer. Nous allons papoter, échanger des tuyaux et prendre nos adresses mails.

Des oiseaux qui viennent boire l’eau du remplissage de notre voiture

DIMANCHE

BANDELIER NATIONAL MONUMENT

Encore une petite merveille pour ses vestiges de Pueblos et ses habitations troglodytiques mais aussi par sa roche toute trouée.

En principe, à partir de 9 h nous devons prendre une navette pour nous amener au Visitor Center à une dizaine de kilomètres. La veille au soir, comme nous étions arrivés relativement tôt, nous y sommes allés pour voir si l’on ne pouvait pas y coucher. On nous a donné toute la documentation et on nous a dit « impossible de rester là ». Donc ce matin, à 9h on attend le bus… au bout d’une demie heure, rien. On décide donc de prendre notre voiture, il y a une barrière ouverte indiquant « fermé sauf véhicules accrédités », on passe et on va se garer sur le parking du Visitor Center, personne ne nous dit rien et on commence la randonnée du Main Loop Trail.

Dès le départ, on voit les falaises trouées

Nous sommes sur les terres agricoles des anciens Indiens.

Autour d’une cour centrale, 400 maisons pour une centaine de personnes formaient un cercle complètement fermé. On accédait à l’intérieur des maisons par des échelles. Les maisons avaient 2 ou 3 étages. Dans la cour étaient creusées des kivas, plus ou moins grandes suivant le nombre d’habitants, elles étaient couvertes de poutres et d’argile ou d’un toit de rondins et de terre. Elles étaient les centres de cérémonies et d’échanges auxquels ils accédaient encore par une échelle.

Il est faux de croire que les indiens habitaient dans des tipis. Le tipi était utilisé par les populations nomades des grandes plaines, situées au centre des Etats Unis. Ils s’abritaient sous terre, se faisaient des constructions sous des voutes de roche dans les canyons, des maisons en pierre ou adobe jusqu’à 6 étages.

Les ruines du village TYUONYI PUEBLO

Voilà la reconstitution en gravure du village, les 3 ronds dans les cours : 3 kivas

Les grottes troglodytiques dont la plupart ont été creusées avec des outils rudimentaires.

L’intérieur est noirci par le feu qui entretenait la chaleur et la cuisine.

Nous aussi on a vu un fantôme ….

Dans ce trou, on voit encore des dessins / peintures.

Le chemin de cette portion est très bien aménagé. On est aux USA, tout est nickel (cela nous change des pays d’Amérique Latine.)

Ensuite nous continuerons le Natural Trail qui nous emmène à ALCOVE HOUSE, mais là nous ne monterons pas les 42 m de haut par les échelles en bois, comme le faisait les indiens ANASAZIS.

Et on rebrousse chemin, en reprenant notre voiture. Nous avons marché jusqu’à midi.

On va s’arrêter pour déjeuner dans le parc au bord de la route avec vue sur le canyon

Nous voyons très peu d’animaux.

Direction TAOS, en chemin on s’arrête au :

Il s’agit d’un lieu de pèlerinage chrétien contemporain.

A côté la petite chapelle NINO DE ATOCHA

Les paysages changent

On s’arrête, juste pour une petite photo à TRAMPAS

avec son beau portail en bois.

Nous arrivons en fin de journée à TAOS, et on se gare derrière WALMART, à côté d’un campeur comme nous mais peut être plus récent.

Souvent accueillants pour les V.R., les parkings de Walmart sont des endroits pratiques pour passer la nuit en toute quiétude, on se gare derrière le magasin et on captela WIFI correctement. Aucune circulation la nuit.

LUNDI

Nous avions envie de visiter un village d’indiens Pueblo et notre choix s’est porté sur celui de TAOS. Il faut préciser qu’il n’y en a que 2 où l’on peut aller, l’autre étant celui d’ACOMA près d’Alburquerque.

C’est un village dont les blocs de maisons en adobe sont restés intacts malgré le temps. Ni eau courante, ni électricité, la vie et les rythmes sont les mêmes depuis des siècles. Quelques indiens Pueblos continuent à vivre ici, surtout l’été, les autres 2.000 environs préfèrent habiter des maisons plus modernes sur des terres de la réserve voisine.

Nous allons au guichet pour régler les 16 dollars x 2. A l’entrée il n’y a aucune vérification si on a payé ou pas. Les Américains sont vraiment honnêtes, au camping par exemple le soir, il faut mettre une enveloppe avec l’argent sur un poteau à l’entrée de notre emplacement, pensez-vous que chez nous, cela soit possible ?

La promenade dans le village est strictement canalisée pour préserver l’intimité des habitants. Il y a des barrières qui nous interdisent d’aller à l’arrière des maisons.

75 % des Indiens de Taos sont catholiques. L’église est le bâtiment le plus récent du village, datant de 1850.

Les portes des maisons ont été rajoutées, on rentre par le toit au moyen d’une échelle.

Les fours en terre servent encore à cuire le pain et la viande

Les ramadas : ces abris de rondins  fournissent l’ombre en été.

Les ruines de la chapelle primitive et le cimetière

Tout autour de la place il y a des magasins où on peut trouver les objets que fabriquent les indiens. J’aurais bien acheté une petite poterie mais c’est extrêmement cher.

Au prix que sont les entrées et les objets à vendre, ces 2000 habitants doivent être bien riches.

Nous finirons la matinée à visiter le centre-ville de TAOS, principalement autour de la Plaza. Il y a plusieurs musées, mais comme nous ne comprenons rien, je pense que nous n’en ferons pas beaucoup.

 

La maison de KIT CARSON, aujourd’hui musée, on regarde juste l’extérieur

Cette demeure était son cadeau de mariage pour sa jeune femme d’origine espagnole, ils y vécurent jusqu’à leur mort en 1868

Nous reprenons la route pour aller à CHACOS, un site où vivaient les indiens.

Nous prenons d’abord la Route 68 qui longe le Rio Grande, puis la 96 qui est absolument magnifique.

Il commence à pleuvoir, quel dommage

En fin de journée et sous la pluie, nous rejoignons le site de :

La piste est assez glissante à cause de la pluie, Bernard par précaution va mettre le 4×4.

Nous avions envie de bivouaquer au bord du chemin, mais il pleut trop, il y a à l’entrée du site un camping très rudimentaire, nous allons nous y poser.


Pas d’eau, pas de douche et le prix est de 15 dollars, on pourra juste vider les eaux usés. Pour l’eau on sait qu’au Visitor Center on va pouvoir faire le plein.

MERCREDI 3 OCTOBRE

Il a plu encore un peu dans la nuit et aussi dans le camper, il va falloir que Bernard monte sur le toit pour voir d’où viennent les dégâts, cela nous était déjà arrivé au tout début de notre voyage et voilà que cela recommence. A l’époque il avait refait les joints.

Bon cela ne va pas nous empêcher d’aller visiter les ruines où nous sommes ce matin.

On quitte le camping: une énorme roche qui sort de nulle part : Fajada Butte

Il y a plus de 1000 ans, cette vallée était le centre de marchés et de cérémonies. Le peuple chacoan construisit d’énormes bâtiments, tous reliés les uns aux autres par un système de route. La technique de maçonnerie, avec des outils en pierre, était unique pour l’époque. C’était extrêmement fin.

On trouve ici de nombreuses ruines de bâtiments.

CHETRO KELT

Encore des kivas

On va à pied jusqu’à PUEBLO BONITO pour regarder sur les falaises des hiéroglyphes

La plus grande des maisons est Pueblo Bonito, le centre du monde Anasazis. Elle était occupée du milieu des années 800 jusqu’en 1200, comprenant 4 étages et contenait plus de 600 chambres et 40 kivas, c’est toujours un lieu sacré pour beaucoup de groupes d’Indiens d’Amérique.

Les Anasazis sont un peuple disparu. Ils sont considérés comme les ancêtres des indiens Pueblos.

PUEBLO DE ARROYO un peu plus loin

Au Visitor Center on demande si on peut rejoindre le Parc suivant qui n’est qu’à quelques miles à vol d’oiseau, il y a des routes sur notre GPS mais assez hasardeuses, et comme il a plu hier, le ranger nous dit que ce n’est absolument pas possible aujourd’hui. Il faut donc retourner par le sud et remonter ensuite par la Route 371

On repasse devant le Fajada Butte

Nous voulions aussi aller voir le site de  AH SHI SLE PAH A  qui est à vraiment près d’ici, impossible également.

Nous prendrons donc la route vers le Sud, d’abord une piste pendant une trentaine de kilomètres. Nous nous arrêterons pour déjeuner avant de rejoindre le site de BISTI WILDERNESS ET DE-NA-ZIN Wilderness

Il nous restera le site de BISTI  avant de quitter le Nouveau Mexique, mais vous le connaissez puisque je l’ai publié un peu en avance.

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