LES ROCHEUSES CANADIENNES

DU 4 AOUT AU 7 AOUT 2019

Nous sommes déjà à 4000 km de Anchorage en Alaska.

Après avoir quitté nos amis à PRINCE GEORGES, à midi nous nous arrêtons en forêt.  Je pars faire une petite randonnée à l’intérieur. Il y a beaucoup de monde et le chemin est très bien aménagé.

Ca monte en douceur, je vais à mon rythme, c’est-à-dire plus très vite dans les montées.

C’est une ancienne forêt pluviale située à 1000 kilomètres à l’intérieur des terres. Des arbres massifs de cèdre rouge de l’Ouest, dont certains auraient plus de 2 000 ans, jaillissent du sol de la forêt en nombres jamais vus nulle part aussi loin au nord, ni à l’intérieur des terres.

On les appelle des « Radies » du nom de la première personne qui en a parlé. (Je pensais à des radis car ils avaient l’écorce rouge !)

Après une bonne heure de marche, on reprend la route. On approche des Rocheuses Canadiennes qui traversent les provinces de la Colombie-Britannique et de l’Alberta et qui comprennent 4 parcs nationaux contigus (JASPER, YOHO, BANFF et KOOTENAY) et le parc d’Etat du Mont ROBSON. Ils font partie du patrimoine mondial de l’Unesco, pour les raisons suivantes : vastes étendues sauvages, diversité de la flore et de la faune, beauté naturelle exceptionnelle et présence de joyaux (comme le lac Louise, le lac Maligne, le champ de glace Columbia, etc).

On arrête au Visitor Center du Parc Robson, montagne que l’on aperçoit derrière les nuages, réputée pour l’escalade (très difficile).

Comme nous savons que nous n’avons pas le droit de dormir dans les Parcs, on s’arrête un peu avant JASPER.

Nous prenons une toute petite piste au bord d’un lac magnifique. Il n’y a personne.

On traverse une ligne de chemin de fer qui a l’air abandonnée et l’on s’arrête car il n’y a plus de chemin après.

A peine sommes nous installés qu’un convoi arrive, Bernard va compter 190 wagons chargés de contenairs. Et voilà que le train s’arrête en plein milieu.

On commence à flipper, car s’il reste là pour la nuit ou plus, nous sommes coincés.

Au bout d’une heure, il redémarre. On se demande s’il faut qu’on parte, mais comme il n’y avait aucun endroit où s’arrêter, on décide de risquer le coup.

En attendant qu’on se couche, il va en passer d’autres mais cette fois ils ne vont pas stopper.

LUNDI 5 AOUT

Bernard a passé une très mauvaise nuit, il est passé plusieurs trains, moi ça a été, j’avais mis des boules et mon bandeau sur les yeux pour avoir moins de clarté.

Avant de quitter les lieux, une petite promenade dans la forêt, car d’ici part une randonnée qui contourne le lac.

Nous entrons dans le parc national de JASPER.

Visite brève de la ville qui n’est pas désagréable, c’est une station de villégiature, il y a beaucoup de monde.

La couleur verte de l’eau de la rivière qui traverse la ville est magnifique.

Puis nous partons au LAC MALIGNE,  à 50 km.

La vallée pour s’y rendre est splendide. Nous nous arrêterons au retour dans le canyon. Il fait très beau.

On suit d’abord le lac Médicine, sur cette route considérée comme étant l’une des plus panoramiques du monde (et oui, rien que ça)

Il y a un peu de circulation, mais ça roule, jusqu’au moment où 2 ours vont prendre du bon temps sur la route et bloquer la circulation.

On verra également plusieurs fois des biches.

Le parking du lac Maligne est plein mais nous nous installons devant un autre véhicule. Bernard, après notre déjeuner, va rester à l’intérieur au cas où le propriétaire arriverait pour partir.

Je pars donc seule faire la boucle du lac Moose

Je ne verrais pas de caribou.

Je longe un peu ce lac glaciaire de 23 km pour ensuite marcher dans la forêt.

Je me demande bien où sont tous les propriétaires des voitures garées sur le parking, il n’y a personne.

Et voilà ce petit lac.

Il porte bien son nom, une femelle Moose

Elle rentre la tête et la moitié du corps pendant 2 minutes et ressort en faisant un grand jet. Je ne sais combien de temps va durer son manège car je partirais avant. Le spectacle est fascinant.

Je rejoins Bernard au bout de 2 heures, qui a fait une bonne sieste, et nous reprenons le chemin de retour en revenant sur nos pas.

Encore un ours pas méfiant du tout, il mange sur le bas côté en regardant de temps en temps les gens qui sont arrêtés pour prendre des photos jusqu’à ce qu’un conducteur certainement habitué au spectacle, s’impatiente et klaxonne.

A la fin de la vallée, on s’arrête au Canyon Maligne. C’est un long défilé de 50 mètres de profondeur. Un petit chemin et plusieurs ponts permettent d’en suivre les bords.

Ici l’entrée avant le canyon, c’est encore plat,

puis elle passe dans le canyon très étroit.

De temps en temps une cascade, comme celle-ci :

qui ressort par un tout petit trou

L’air frais et humide venant du haut du canyon et la vapeur d’eau créée par ces cascades ont modifié l’allure des boisés avoisinants, les mousses y abondent et le sous-bois est plus dense.

Et de voir les marmites de géants creusées dans la roche par les tourbillons, c’est assez impressionnant.

Bernard s’arrête au 2ème pont et moi au 3ème. J’espérais aller jusqu’au 4ème mais la descente avec beaucoup d’escaliers est trop dure. Il y a 7 passerelles. Demi-tour donc.

Et l’on rentre, sans nous arrêter à JASPER. Nous prenons maintenant une des plus belles routes que nous ayons faite en Amérique du Nord  : LA ROUTE DES CHAMPS DE GLACE. Elle a été construite spécialement pour les touristes pour mettre en valeur la splendeur des paysages. Nous allons essayer de nous arrêter aux points de vue qui ont été aménagés tout au long.

Quelques kilomètres après JASPER, nous décidons d’aller jusqu’au MONT EDITH CAVEL, nous prenons une petite route étroite et sinueuse, la 39 A, en direction de ce pic de 3.368 mètres. La route est interdite aux véhicules de plus de 7 m, le nôtre en fait 6,50. C’est bon. Il est déjà 18 h, nous n’avons pas de circulation.

Bernard ne veut pas que j’aille toute seule à cette heure, sur le sentier du passage du glacier, nous le contemplerons seulement du parking et nous revenons sur nos pas

Arrêt dans la vallée des CINQ LACS, c’est une boucle de 5 km qui fait le tour des lacs, je vais traverser une forêt et m’arrêter dans la vallée, il faut grimper avant de rejoindre les lacs, j’ai marché une demie heure et il se fait vraiment tard.

Demi-tour, je cueille quelques fraises des bois (que je mange). Il est plus de 20 h, il nous faut maintenant trouver où dormir.

Dans les Parcs Canadiens comme aux Etats-Unis, il est interdit de bivouaquer à l’intérieur. Les campings sont tous pleins, il faut réserver par internet en avance ou, autre solution, les campings primitifs à 15 €,(sans commodité), mais « premiers arrivés, premiers servis », et il n’y en a pas beaucoup (4 ou 5).

Nous allons au premier sur la route. Il n’y a personne à l’entrée. On s’installe à l’intérieur entre 2 emplacements (sous l’arbre face au van blanc). On met 15 $ dans une enveloppe que l’on glisse ensuite dans une boite, et on verra bien ce qui se passera. Ils auront un règlement en trop.

MARDI 6 AOUT

Il ne s’est rien passé, mais ce matin on ne va pas s’éterniser. On part à 8h et nous déjeunons sur un parking un kilomètre plus loin. Le temps est couvert, mais cela ne va pas durer. Stop sur un pont, pour ces 2 photos

Nous arrêtons pour voir les chutes de SUNWAPTA, elle contourne un ilot, dévale une falaise et pénètre dans un profond canyon.

l’arrivée en bas :

Nous arrivons au CHAMP DE GLACE COLUMBIA, de là s’écoulent plusieurs glaciers qui alimentent des rivières qui se jettent dans 3 océans. Il y a 5 glaciers autour de nous.

Un sentier nous permet d’aller jusqu’à la langue de glace du glacier ATHABASCA. Des panneaux jalonnent la route indiquant les étapes de sa régression. Bientôt il n’y aura plus de glacier, c’est évident. Des bus tout-terrain emmènent des touristes au sommet du glacier !

 

On revient, tout le monde nous dit qu’en juillet-août, il y a foule dans ces parcs. Nous n’avons jamais vu un bus d’asiatiques débarquer auprès de nous. Je pense que nous avons eu beaucoup de chance. Les endroits particulièrement touristiques (comme le lac Louise par exemple), nous y sommes allés après 17 h et avons toujours trouvé une place au parking le plus près de l’entrée. Jamais d’embouteillage, juste pour les photos des animaux au bord de la route.

On continue notre chemin, c’est rengaine, toujours des glaciers, des lacs ….

Nous sommes maintenant dans le PARC NATIONALE DE BANFF qui fait suite à celui de JASPER. Nous n’irons pas au Parc YOHO, il faut quitter la route 39 et prendre la Transcanadienne. Bernard dit que nous n’avons pas le temps !!!

Arrêt au Canyon MISTAYA, encore une gorge étroite et sinueuse avec des dépressions rondes appelées « marmites de géants » (comme le canyon de Maligne que nous avons fait  la veille)

Ce torrent ensuite va se jeter dans le Lac PEYTO aux eaux turquoises.

Cette femme en blanc m’a vraiment amusée, elle était maquillée à outrance, elle avait une  robe blanche habillée et … de belles chaussettes  !

on repart pour un autre glacier et un autre lac

Le lac  BOW

On quitte la route panoramique pour prendre le la vallée de la Bow, tout aussi splendide.

Pour se rendre au Lac Louise dès que le parking est plein, il ferme la route et il faut prendre une navette. Nous avons de la chance, à 17 heures elle vient d’ouvrir.

 

Nous voilà devant l’un des points de vue les plus célèbres des Rocheuses

Le glacier Victoria s’avançait autrefois à l’emplacement du lac. Un immense  hôtel « le Château du Lac Louise » a été construit en 1925 juste au bord.

la photo souvenir :

      

Un peu plus loin se trouve un autre lac, tout aussi magnifique. Malheureusement, en y arrivant il se met à pleuvoir.

Le Lac Moraine

Au moment de partir la pluie cesse. Nous avons trouvé pour ce soir une aire de stationnement (à l’arrêt des navettes) où les gros R.V. et les petits comme le nôtre peuvent s’installer. Il est bondé, mais nous y trouvons une place.

MERCREDI 7 AOUT

Visite de BANFF. Station de ski réputée, c’est un joli village chic mais qui reçoit beaucoup de touristes.

La gare, personne à l’intérieur, mais dehors, déjà une haie d’honneur pour ceux qui descendront du train.

Il n’est pas encore 9 h,  on peut stationner sur le parking du visitor center et faire un tour en ville tranquillement.

A midi, on s’offre une fondue savoyarde dans un restaurant ouvert en 1969 par un Suisse. Aujourd’hui c’est son neveu qui en est le propriétaire.

Nous sommes servis par un Québécois qui est venu faire du golf à Omaha Beach il y a 2 ans. La tante de sa femme habite Livarot (pas loin de chez nous). L’hiver, il a autant de monde ici, lui fait beaucoup de ski, il ne travaille que 3 jours par semaine. Les remontées mécaniques sont à peu près au même prix qu’en France.

et le dessert pour 2

Toujours aucun achat à mon gout, à moins que je m’offre ce chapeau

Après le déjeuner nous partons car nous allons retrouvé nos amis Rémois pour faire le PARC DES GLACIERS aux Etats Unis.

Nous traversons le 4ème parc  KOOTENAY, sans vraiment faire d’arrêt, il est beaucoup moins impressionnant que les autres.

A 18 h, nous sommes à CRANBROOK au nord du parc des glaciers où nous rejoignons Joel et René. Nous allons rentré à nouveau aux ETATS UNIS.

 

 

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2 réponses à LES ROCHEUSES CANADIENNES

  1. marlene decayeux dit :

    Coucou,
    Je continue de voyager avec vous. Je prépare mon déménagement pour m’intaller définitivement à la Grande Motte où habite mon fils.
    Bisous à vous deux. Marlène.

  2. jean queron dit :

    Franchement, se moquer d’une jolie femme parce qu’elle porte des chaussettes montantes alors que d’autres se mettent n’importe quoi sur la tête……
    « Crévindiou »c’est y pas malheureux…(comme on dirait à Livarot la tante de la femme du serveur Québécois du restaurant suisse et qui est venu faire du golf à Omaha beach! et qui maintenant fait du ski à BANFF pendant ses 4 jours de repos par semaine…ouf!)
    C’est beau de voyager….

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