FIN DE L’ALASKA

Notre objectif est atteint : nous avons fait les deux extrêmes du continent américain Ushuaia-Alaska, il nous restera à faire les deux extrêmes Est-Ouest en rejoignant le Québec et nous pourrons rentrer définitivement.

Notre circuit du 15 juin au 28 juillet en ALASKA et dans le YUKON

DU 14 JUILLET 2019 AU 17 JUILLET 2019

En Alaska, depuis le 10 avril dernier, un coup de stylo dicte la fin du sursis pour les ours, loups et coyotes des réserves d’Alaska par Donald Trump. Ces animaux peuvent désormais être tués en toute légalité jusque dans leur tanière, lors de leur période de reproduction, ou d’hivernation dans le cas des ours. Et ce, sur près de 310 000 km2 de réserves naturelles du 49ème Etat. Cette résolution met un terme à l’Alaska National Wildlife Refuges Rule (NWR). Une loi votée sous l’administration Obama qui réglementait le contrôle des prédateurs dans ces réserves.

À la fin du printemps, les meutes de loups et coyotes montrent un attachement fort au site de leur tanière. La meute entière aidera la mère à élever et à nourrir sa progéniture. Le fait de tuer les mères qui allaitent, voire d’autres membres du groupe, peut produire des orphelins, mener à une famine ou à une prédation sur les petits. Pour les loups d’un an et moins, n’étant pas encore des chasseurs aguerris, la désintégration d’une meute peut entraîner leur mort.

Concernant les ours, la mère nourrit et protège ses petits jusqu’à ce qu’ils aient entre 16 et 18 mois. Nés dans leur repaire durant l’hiver, ils passent ensemble un printemps, un été et un automne, puis retournent hiverner en famille l’hiver suivant. Lorsque les petits ont plus d’un an et après leur deuxième hivernation, la famille se sépare au printemps ou à l’été. Par exemple, chez les ours noirs alors que les mères et leurs petits hivernent, l’Etat permet aux chasseurs de trophées de tirer sur les ours dans ou à proximité de leurs tanières. De cette façon, ils peuvent donc en tuer plusieurs.

La chasse fait partie de la tradition en Alaska. Hommes et femmes sont chasseurs pour le plaisir mais aussi pour se nourrir. Chaque résident de nationalité américaine a un nombre de bagues à l’année en fonction des espèces (caribous, elks, élans, mouflons de Dall, loups, bisons…) et des zones pour réguler au mieux les différentes populations.

Les non-résidents étrangers qui désirent chasser le gros gibier doivent retenir les services d’un guide auprès d’un pourvoyeur autorisé (idem au Canada).

En Alaska, les taxes sont très basses et le coût de la vie est abordable pour ceux qui profitent des ressources locales pour s’alimenter. La chasse était déjà permise aux habitants, abattre un orignal constitue 150 kg de viande  pour l’année. A cela s’ajoute les 35 saumons pêchés durant l’été. Les résidents d’Alaska ont le droit de pêcher au filet. La ressource est tellement abondante que le quota de 25 saumons par chef de famille et 10 par personne supplémentaire s’obtient en une seule journée.

Au Canada dans le Yukon, pour les résidents, un permis de chasse coûte 10 $. Ce permis de chasse au gros gibier vous autorise à chasser l’orignal, le caribou, le bison des bois, le mouflon, la chèvre de montagne, le grizzli, l’ours noir, le coyote, le loup, le carcajou et le petit gibier. Seuls les résidents du Yukon sont autorisés à chasser le cerf et le wapiti.

Résident de 65 ans ou plus et Première nation, le permis est gratuit. Autant dire que tout le monde en Alaska ou au Yukon peut tirer sur n’importe quel animal et n’importe quand.

Après avoir abattu un gros gibier, ils sont tenus de signaler leurs prises au ministère de l’Environnement. Des spécimens biologiques devront aussi être présentés.

C’était un petit « détail », très choquant pour nous.

DIMANCHE

Ce matin le temps n’est pas très beau. Avant de rejoindre Anchorage nous nous arrêtons au Alaska Wildlife Conservation Center. Ce centre nous offre la chance de voir de près des ours, orignaux, caribous, bœufs musqués, bisons, loups… nous y allons car pour l’instant nous n’avons vu que des orignaux. Qui sait peut être nous ne verrons rien d’autre… Comme nous n’avons pas encore vu d’ours et de bisons, ici nous sommes certains d’en trouver.

Je vous mets juste quelques petites photos, ils ne sont pas dans des cages mais en liberté  dans un grand espace (fermé)

et oui les ours grimpent aux arbres, nagent et courent très vite

et

La vue dans le parc est  belle sur la baie et sur les montagnes

Nous reprenons la route que nous avions déjà prise jusqu’à GLENNALLEN

Déjeuner à midi au bord des marécages POTTER’S MARSH, sous la pluie, où nous aurons la chance de voir des cygnes trompettes, des canards et des sternes arctiques.

et ce sterne, il a posé pour nous.

Dans l’herbe juste à nos côtés, un juvénile, il a l’air d’être perdu.

Nous arrivons à ANCHORAGE, vers 15 heures. Ce n’est pas la capitale, mais c’est la plus grande ville de l’état. La moitié de la population y habite. La ville est située dans un emplacement de choix, avec montagnes et port en périphérie.

La vraie beauté de l’Alaska, nous l’avons vu ces derniers jours et nous n’avons pas le cœur à rester en ville. Le downtown se résume à 2-3 rues que nous ferons en voiture, nous allons jusqu’au marché de produits locaux ouvert le week end, mais les stands ferment lorsque nous y arrivons.

A côté, il y a des pêcheurs dans la rivière. L’Alaska est vraiment le paradis des pêcheurs, ils sont partout.

Un tour au Musée mais qui ne m’a pas particulièrement intéressé, j’ai eu du mal à me retrouver dans toutes les salles et j’étais fatiguée.

Je me suis attardée sur les vêtements, les outils étaient dans la pénombre on ne voyait pas grand chose.

Il y a une salle où on nous montre des denrées avec les prix de SEATTLE et ceux de plusieurs villes en Alaska, plus on s’écarte de la frontière plus les prix augmentent, dans le détroit de Béring ils sont 4 fois plus onéreux.

On prévoit de faire la culture de cette façon, en hauteur et sur des lampes.

Une photo des pêcheurs pendant la pleine saison :

On a aussi vu cela :

Nous bivouaquons sur le parking d’un supermarché à la sortie de la ville.

LUNDI

On flâne un peu, nous avons une bonne connexion, nous en profitons donc. Dernières courses et on démarre à 3h de l’après-midi.

On sillonne la crête d’une chaîne de montagnes. Vues fantastiques, courbes après courbes.

Même en refaisant la route en sens inverse, on ne s’en lasse pas.

On dort sur la Tok Higway au bord d’un tout petit lac à côté d’un autre camping car.

A peine repartis le lendemain matin qu’un femelle orignal traverse la route devant nous (ou un jeune)

A midi un peu en retrait de la route, on déjeune parmi les fleurs

MARDI

Nous sentons que la boucle est bouclée lorsque nous repassons à Tok une deuxième fois avant de quitter l’Alaska. Il s’agit d’un passage obligé car cette ville est au centre des deux seules routes terrestres pour entrer et sortir de l‘Alaska .

Après un mois d’exploration intensive nous sommes un peu tristes de quitter cette contrée mythique. Nous savons que nous n’y reviendrons pas.

On se rend dans un petit magasin de souvenirs, nous n’avons rien acheté en Alaska… Il n’y a rien de vraiment intéressant, des babioles sans intérêt fabriquées souvent en Chine.

On y rencontre 2 jeunes retraités qui sont chacun avec leur side-car qu’ils ont ramenés de France par avion. Ils sont partis depuis 3 mois du Québec et sont allés au sud du continent américain en Floride pour faire une diagonale jusqu’en Alaska. Ils rentrent en France dans quelques jours.

Nous allons discuter un long moment avec eux et les retrouvons au lavage de voitures. Nous prendrons un petit Ricard au pied du camping-car. Échange de nos sites respectifs de blog et nous reprenons notre route chacun de notre côté.

Ils n’ont pas voulu qu’on fasse l’échange, sinon on repartait comme cela

On sort juste de la ville pour trouver un bivouac comme on les aime, bien tranquille au bout de ce chemin.

Un de nos derniers couchers de soleil à minuit

MERCREDI 17 JUILLET

On attaque, la Top on the World, la route du toit du monde, moitié goudronnée et moitié piste sur les crêtes. De TOK à DAWSON CITY au Canada nous ferons 300 Km.

Ici elle est encore goudronnée, mais pas en très bon état.

Et on arrive à CHICKEN, une quarantaine d’habitants. En 1906 les mineurs qui avait trouvé un filon créèrent la ville et décidèrent de lui donner le nom anglais du lagopède qui abondait ici. Ne réussissant pas à prononcer le nom (ptarmigan), ils l’appelèrent tout simplement POULET.

(ce que je tiens à la main, c’est un morceau du poulet qu’involontairement j’ai décroché)

Voilà tout le village, mais c’est le seul sur la route, tout le monde y fait un petit arrêt.

Ensuite on passe la frontière, et nous entrons au Canada dans l’Etat du YUKON.

Nous aurons loupé une chose en ALASKA :  les aurores boréales qui sont visibles à l’automne et au printemps quand les particules gazeuses de l’atmosphère terrestre et celles chargées provenant du soleil sont les plus actives. Mais surtout il faut qu’il fasse nuit et cela n’a pas du tout été le cas depuis notre arrivée en juin.

 

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9 réponses à FIN DE L’ALASKA

  1. jean queron dit :

    Parfait!
    On vous attend maintenant pour déguster le coq au vin..(de Bourgogne)
    Bises

    • Genevieve dit :

      On adorera et je prends bonne note que vous nous ferez un coq au vin.
      Nous venons d’aller dans un resto où il y avait des escargots de bourgogne, mais nous n’avons pas essayé, par contre on a dégusté une fondue savoyarde. Vous verrez cela dans un prochain article, j’ai beaucoup de retard, par manque de réseau. Bisous

  2. SERGE DABOUSSY dit :

    Bravo amigos,bon retour et à bientot
    Je vous embrasse
    Serge

  3. Gisèle dit :

    toujours enchantée par les récits de vos parcours à travers les Etats Unis. Trois ans et demi de belles rencontres et de beaux souvenirs. On vous attend de pied ferme pour nous faire encore participer de vive voix à vos aventures.
    Grosses bises et à bientôt

  4. Jacqueline dit :

    Vous y avez vu tellement de panoramas magnifiques !
    Pas de regrets pour les aurores boréales. Vous auriez raté tant de choses en automne à cause du climat…
    Bisous

  5. daniel mazeron dit :

    LES COULEURS SONT MOINS BELLES MAIS ON DEVINE DE MAGNIFIQUES PAYSAGES
    quelle expédition !
    Quand rentrez vous ?
    Je suis rentré de l’hopital Je me remets doucement
    Bises à tous deux
    Dan

    • Genevieve dit :

      Bientôt, un petit problème de santé, nous oblige à rentrer un mois avant la date prévue. Je t’envoie un mail pour que tu me donnes de tes nouvelles.
      Bisous

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