ARRIVEE A PANAMA

MARDI 16 MAI 2017

Après une très mauvaise nuit, l’appréhension de notre avion, une climatisation plus que bruyante à l’hôtel Bellavista en Colombie, Bernard a réussi à dormir un peu mais moi pas.

Debout 2 h, taxi qui passe dans la rue, nous sommes les 1er à l’enregistrement. L’avion part  à 4 h. Pas de problème, nous récupérons notre sac à dos à Panama car nous faisons un arrêt de 2 h à BOGOTA.

Nous arrivons à 10 h à Panama, l’aéroport est ultra moderne, le pays fortement américanisé.

La monnaie ici, c’est le Balboa en parité fixe avec le dollar US, ce qui assure une certaine stabilité à l’économie mais rend la vie souvent chère pour la population.

Le Panamá est un petit pays, 75 000 km2 pour 4 millions d’habitants dont 10% d’origine chinoise (que l’on retrouve souvent dans les commerces alimentaires).

Le Panamá tire pleinement profit de sa situation géographique stratégique entre les 2 Amériques, de l’activité de son canal et de ses ports et de son économie « dollarisée ». L’économie tourne à plein régime avec un quasi plein emploi.

Cette bonne santé financière se retrouve dans les supermarchés avec une offre variée de produits à l’image des magasins européens et de leurs prix. Le carburant reste bon marché à 0,60 E le litre, enfin on ne parle plus en galons.

Côté wifi, pas de problème, le gouvernement a mis en place un accès libre dans chaque ville et village, « Internet para todos ».

Les plaques des véhicules sont numérotées uniquement à l’arrière, comme au Canada. On les change tous les ans et pour qu’elles soient reconnaissable par la police, la couleur change tous les ans. Nous n’avons pas compris pourquoi.

En sortant de l’aéroport on se croirait sur un autre continent. Autoroutes nickels, les gens conduisent mieux (1ère impression), de beaux parterres et lorsqu’on s’approche de la ville  on se croirait à Dubaï (en plus petit), des grattes-ciels immenses.

Excusez moi les copains en France si je mets les prix et beaucoup d’explications mais ceux-ci sont recherchés par les voyageurs qui font cette fameuse traversée. Nous, personnelle-ment, cherchions depuis quelques mois comment nous allions faire et croyez-nous, c’est un stress qui a perturbé un peu la fin de notre séjour en Amérique du Sud.  Heureusement, j’ai  trouve sur le lien AmNord  une feuille de route  faite  par « pacificool66@ gmail.com »,  qui explique exactement les démarches à suivre.  Merci à eux.

Il y a une vingtaine de kms pour le centre.  On prend un taxi (30 $).

Nous nous faisons conduire directement chez Seguro Fedpa pour l’assurance obligatoire pour la durée du séjour sur PANAMA (adresse Casa Matriz calle 50 y esquina calle Colombia, barrio Bella Vista).

Coût 25 USD pour un mois. Cela nous prend une quinzaine de minutes.

Il est 11 h vite nouveau taxi pour aller maintenant​ récupérer le “Bill of Loading” c’est à dire le document officiel de chargement chez HOEGH auprès de Rhaiza RIQUELME Edificio Capital Plaza, piso 6, officia 601. Surtout bien préciser au chauffeur dans le quartier COSTA DEL ESTE car il nous a déposé devant Capital Plaza mais dans un autre quartier pas très loin de l’assurance.

On en reprend donc un autre et on arrive à la bonne adresse à 11 h 55 (les bureaux ferment durant le déjeuner). Elle  nous prend aussitôt, nous donne l’original, nous fait, à notre demande, les 4 photocopies de ce papier plus celle de l’assurance. Nous avions déjà fait les 3 photos de la carte grise, du passeport et du permis de Bernard.

Nous aurions pu en venant de l’aéroport nous arrêter directement ici car c’est sur la route et aller faire l’assurance et les photocopies ensuite, mais nous n’avions pas réagi où se trouvaient les bureaux.

Elle nous précise que nous avons bien 7 jours pour récupérer le véhicule. On souffle un peu.

Nous avons terminé les formalités à effectuer à la ville de Panama.

Nouveau taxi 12 € pour le terminal de bus à Albrock. Dans le taxi, il y a une femme ; le chauffeur nous dit qu’il va la déposer sur notre chemin. Pas de problème nous sommes un peu moins pressés, nous savons que nous ne pourrons pas faire les formalités suivantes à Colon dans la journée.

Et comme par hasard cette femme, Vénézuélienne, parle couramment le français. Nous en profiterons pour lui demander des renseignements sur la vie ici.

Genre : comment on fait pour prendre des autoroutes sachant qu’aux péages il faut un badge, tout est automatisé ? La réponse « ne prenez pas les autoroutes, c’est assez compliqué, il faut faire un dossier avec permis, passeport, assurance, ensuite  aller le recharger dans un supermarché », on prend note et nous les éviterons, c’était au cas où l’on se serait retrouvé sur un autoroute sans le vouloir.

On prend un bus express pour Colon, 3,50 $ , départ toutes les ½ heures .

Nous aurions préféré prendre le  train touristique. L’unique ligne de chemin de fer du pays qui longe le Canal pour relier les deux villes mais il n’y a qu’un départ par jour  à 7 h 30.

À peine quittés Panama, le paysage change, c’est sale, les gens vivent dans des cabanes et le comble : c’est la ville de Colon, deuxième ville du Panama à l’entrée du Canal du côté Atlantique. Cette ancienne ville coloniale se trouve de nos jours dans un état de délabrement avancé  qui témoigne de l’abandon par les pouvoirs publics d’une ville jadis prospère.  L’insécurité y est très importante, on ne peut que se déplacer en taxi. Mais cela devrait changer, 500 millions d’euros viennent d’être débloqués pour la réhabilitation du quartier colonial. En effet il y a des travaux partout.

Nous prendrons donc un taxi pour les 200 m qui nous séparent du terminal de bus de l’hôtel ANDROS que nous avions réservé sur le site Agoda, (20% de moins qu’en direct.) Extérieur en dégrépitude mais les chambres sont grandes et propres, un peu vieillottes. Il y a un snack à l’intérieur qui va nous éviter de sortir.

MERCREDI 17  MAI

À 8 h 30 on demande un taxi et on laisse nos bagages à l’hôtel.

On traite pour 4 $ pour aller jusqu’à la douane.

On traverse la zone libre où travaillent 35.000 personnes. Après Hong Kong, c’est la plus grande zone franche au monde. Il faut que nous allions chercher un ticket pour entrer à 200 m,  le chauffeur s’occupe de tout. Il y avait une route un peu plus longue pour aller au port, on ne sait pas pourquoi il a voulu passer par ici !

En arrivant à la direction des douanes du port de Colon pour obtenir le document d’admission temporaire du véhicule, nous pensions avoir tous nos documents et bien non… il en manque un : il faut faire un courrier en précisant ce que l’on vient chercher et il faut qu’il soit tapé à la machine et en 3 exemplaires. La secretaire nous donne le modèle.

Une chance, le chauffeur est descendu avec nous, la fille lui explique qu’au port ce n’est pas possible de le faire et il va nous emmener quelques kms plus loin pour trouver un café internet. L’employée va taper ce document et nous faire 3 photos.

Nous retournons là bas. On s’occupe immédiatement de nous mais il lui faudra presque 2h pour remplir sur son ordinateur une vingtaine de cases et trier les documents photocopiés en 3 exemplaires qu’on lui a fournis. Plusieurs tampons et signatures, nous obtenons l’autorisation temporaire de circuler pour 30 jours. Heureusement qu’aux postes frontaliers, ils ne mettent qu’1/4 h

Munis de ce document, nous fonçons au Centre Administratif du port de Manzanillo. Le taxi est toujours avec nous, sincèrement on le bénit.

Arrivés à l’entrée du Centre Administratif, un homme avec un badge nous prend tous nos documents et nous demande de payer 150$. Nous sommes un peu surpris car nous pensions avoir à régler 90$. On ne comprend pas grand chose.

Il part avec l’ensemble et revient 1/4 h plus tard avec tous nos papiers en nous disant c’est terminé, nous pouvons aller chercher le véhicule.

J’avais lu sur des blogs qu’il y avait encore une dizaine de guichets  à passer avant d’avoir cette autorisation. (Bizarre)

Direction le centre de livraison roro situé à 1 km . On aperçoit notre véhicule sur le parking (ouf).

Notre chauffeur va nous laisser en nous précisant qu’il ne faut surtout rien payer d’autres. Lui nous demande 60$ pour sa matinée. Cela nous paraît un peu cher (3 H) mais on paye sans rien dire. Il nous a vraiment rendu service et nous avons eu tort de ne pas lui demander son prix en cours de route.

Notre brave homme avec son badge nous a accompagné. Nous sommes sous un petit abri, et lui passe avec nos papiers en laissant sa carte d’identité au gardien.

Bizarre, bizarre…. Cela ne se passe pas du tout comme j’avais lu. C’est Bernard qui devait y aller.

Il est midi, certainement : pause repas.

Au bout de 1 h 30, on commence à se poser des questions. Je vais voir le gardien et lui explique qu’on a donné nos papiers à un homme et qu’il est parti depuis longtemps. Son nom ? on ne sait pas. Elle va voir. Quelques minutes après elle revient avec lui et tous nos papiers. Maintenant, Bernard doit entrer avec lui. Le personnel est en train de déjeuner, il les entend derrière​ les guichets qui s’amusent.

Et je vais attendre seule dans la chaleur étouffante encore une demi-heure. Le gardien m’a écrit sur un papier que je ne dois jamais donner les papiers à quelqu’un que je ne connais pas.

Et tout à coup je vois le camper qui bouge et qui  va auprès de Bernard qui était devant les bureaux à attendre.

Il est 2 h 30. C’est fini.

L’homme revient et je lui demande ce qu’il m’a fait payer tout à l’heure, il me donne le détail des 90 $ et le reste c’est pour son travail. Je lui précise que je ne lui avais rien demandé​ et que son travail est très cher payé. Entre temps Bernard est sorti avec le camion et ne veut pas que je rouspète. On laisse tomber et il rentrera à pied jusqu’au centre administratif.

On comprend pourquoi le taxi nous a pris 60 $, alors qu’en général on peut traiter pour 2 fois moins cher.

On va oublier, nous avons notre véhicule en bon état. Et maintenant l’Amérique centrale est à nous.

Encore un peu de stress tout de même. On va chercher nos bagages. J’attends Bernard, nous n’osons même pas aller déjeuner au restaurant et laisser le camper seul dans cette ville si peu sure.

L’hôtel lui a demandé 11$ pour les bagages. Mais quel changement ce pays, tout est bon pour nous piquer notre fric.

Nous partons dans un supermarché en dehors de la ville et direction les écluses d’Agua Clara. On va s’arrêter au bord du canal, endroit indiqué sur Ioverlander.

Nous ne sommes pas très loin du 3ème pont enjambant le canal, les travaux, confiés à VINCI, sont en cours. Ce sera le plus long tablier construit par cette entreprise française

Notre premier cargo

Et on décompresse. Rangement​. Tout est en ordre.

On va coucher ici et demain nous irons visiter les nouvelles écluses.

JEUDI

Nuit mouvementée. Déjà nous dormons mal à cause de la chaleur et il y a eu des trains ou plutôt des convois de containers qui passe le long du canal dans un bruit assourdissant.

Mais la nuit sera brève. A 2 h du matin​, toc toc à la porte, c’est la police qui vient nous déloger : nous ne sommes pas en sécurité ici et le matin il y a du trafic de camions juste à cet endroit.

On leur demande où l’on peut aller, pas de problème ils vont nous y conduire. 3-4 km vers Colon il y a un tout petit village avec une pharmacie-supérette et on peut s’y arrêter.

Nous nous installons derrière pour être plus tranquille et nous continuons notre nuit bien plus au calme. Le lendemain matin nous profitons du robinet pour faire notre plein d’eau.

Et nous partons visiter les nouvelles écluses de Agua Clara, mise en service en 2016. La tranche horaire avant 10 h est généralement propice à l’observation de navires qui descendent du lac Gatun, en empruntant les trois chambres d’écluses successives, pour reprendre leur navigation sur l’océan Atlantique. Ici, nous voyons transiter les énormes navires « Postpanamax », qui ne peuvent passer par les écluses de Miraflores. A Panama, ils empruntent les écluses de Cocolin que nous essayerons d’aller visiter mais cela n’est pas possible à l’entrée on s’est fait rejeter.

Ce trafic, observé du mirador du Centre des Visiteurs, donne une idée du gigantisme de ces installations

Sous nos yeux les navires montent ou descendent de 26 mètres environ, dans les 3 chambres d’écluses successives. A gauche, le lac Gatun et à droite l’océan.

Le poids moyen des portes est de 3200 tonnes, elles ont été fabriquées en Italie. Ici elles coulissent. Il a fallu 192.000 tonnes d’acier pour les construire, elles s’ouvrent et se referment en 5 mn

On ouvre la porte au gros bébé

Voyez l’engin dans le lac, il va y attendre un peu, puis rejoindra les écluses de Cocolí, de l’autre côté du Canal

Les navires sont guidés pour le passages des écluses par ces petits bateaux.

 

il le maintient dans sa trajectoire, il y en a un de chaque coté, un l’avant et un à l’arrière.

Il s’engage :

la porte s’ouvre pour le passage dans la 2ème écluse :

 

il entre dans la 3ème écluse :

 

et la porte s’ouvre pour l’entrée dans le lac

A ce moment-là, les écluses fonctionnent dans un seul sens.

Le temps de déjeuner et  maintenant​ le passage se fait​ dans l’autre sens. Arrivée d’un bateau du lac de Gatún pour entrer dans la première des 3 écluses et rejoindre l’Atlantique​

 

Un peu d’histoire :

Les premiers efforts de réalisation du canal ont été  menés par Ferdinand de Lesseps, en 1880, mais le projet a avorté en raison des coûts, des pertes humaines (20.000) et du milieu hostile rencontré. Quelques années plus tard, les Américains reprennent les travaux qu’ils terminent en 1914. La gestion et le contrôle du canal a été remis entièrement aux Panaméens à la fin décembre 1999, après une longue période de présence américaine dans le corridor du canal. A ce jour, le canal demeure une des plus grandes réalisations humaines. De par son existence, le canal fait du Panama un centre de commerce névralgique d’importance mondiale.

Les USA sont les premiers utilisateurs du canal et sont prioritaires pour les transits

Le canal de 80 kilomètres de long a en 2010 été emprunté par 1 million de navires, et 4 % du commerce mondial y transite. Grâce à ce passage entre les deux Amériques au niveau de l’isthme de Panama, un bateau reliant Los Angeles sur l’océan Pacifique, à New York sur l’Atlantique, s’épargne les quelques 18.000 kilomètres supplémentaires que nécessiterait le passage par le cap Horn.

L’originalité est la présence de bassins permettant de conserver une partie de l’eau du lac puisée lors de chaque transit. Alimentés par gravité les bassins permettent de réutiliser 60% de l’eau récupérée. Ces écluses devraient ainsi consommer 7 % de moins que les anciennes. 100 millions de litres d’eau sont nécessaires à chaque passage.

Pour transiter, les navires (appelés « flotte Panamax ») ne devaient pas dépasser 294 m de long, 32 m de large et 13 m de tirant d’eau. D’où l’idée, massivement validée par la population dans le cadre d’un référendum en octobre 2006, d’ajouter aux écluses existantes de nouveaux jeux d’écluses, de dimensions largement supérieures. Grâce à elles, d’une part, la capacité globale du canal sera doublée, il fallait compter  douze heures d’attente en moyenne avant d’être autorisé à transiter, d’autre part, pourront passer des bateaux de 150.000 à 170.000 tonnes ou des porte-conteneurs géants. L’Autorité du canal de Panama a confié ce chantier de 5,25 milliards de dollars à un consortium réunissant l’Espagne, l’Italie et Panama, ainsi que le spécialiste belge du dragage et des travaux maritimes.

Des navires de plus grand tonnage  flotte  « Pospanamax » 366 m de long, 49 m de large et 18 m de tirant d’eau, peuvent maintenant circuler.

Le canal rapporte près d’un milliard de dollars par an et 45 % du PIB

Par comparaison, l’Egypte a réalisé en une année (2014/2015) le doublement du Canal de Suez, à l’origine à un seul sens. Mais le canal de Suez ne comporte pas d’écluses ce qui a facilité grandement les travaux. Le canal de Suez a souvent été cité comme responsable de l’installation de nouvelles espèces végétales ou animales souvent invasives en Méditerranée à la différence du Canal de Panamá dont le lac d’eau douce de Gatún crée une barrière naturelle au transit des espèces.

Nous sommes surpris de constater que tous ces navires rentrent tout juste en longueur et en largeur dans les écluses quand nous apprenons qu’ils ont en fait été construits sur mesure pour passer le canal de Panama.

Nous restons 3 heures au mirador  à observer le passage de ces monstres des mers. Fascinant…

La dernière :

Une de ces belles sera la future Miss COSTA RICA

Puis l’on part à Portobelo au Nord de Colon sur la côte. Un petit port comme figé dans le temps avec son fort du XVIIe, construit à l’époque par la Couronne d’Espagne pour protéger son commerce entre l’Amérique et l’Espagne.

Portobelo était du temps de la colonisation l’une des deux villes les plus importantes commercialement, l’autre étant Veracruz au Mexique.

On peut faire du snorkening mais il faut prendre une petite barque qui nous emmène en 5 mn sur une île et revient nous chercher à l’heure qu’on veut : 50 €, les prix  ne sont plus ce qu’ils étaient…, pas question d’y aller. De plus, nous ne sommes pas certains que ce soit exceptionnel. Même aux Galápagos, c’était moins cher.

Nous irons visiter la ville et coucherons sur le parking à côté du terrain de foot

Le magnifique bâtiment style Renaissance de la Douane Royale avec son petit musée

les ruines des forts :

San Jeromino

Et celle de Santiago de la Gloria à l’entrée du village

la statue du Christo Negro dans l’Eglise San Felipe.

Les rues :

VENDREDI

On va acheter notre pain dans une panaderia tenue par un Italien, enfin on retrouve du pain presque comme chez nous.

Au Panama, il y a énormément de Français. Dans ce petit village il y a 2 resto et un magasin d’ivoire végétal tenus par des Français.

On prend la route pour aller jusqu’à l’île Grande.

Aucune plage n’est accessible. De toute​ façon nous n’avons pas envie de nous y baigner

Sauf peut être sur l’île en face. 

On se promène dans le petit village de PUERTO LINDO, fin de la route

Bernard n’a pas de briquet.

Après la passerelle, l’accès est fermé, les maisons sont​ plus belles

On a squatté notre camping​ car

Demi tour et direction NOMBRE DE DIOS , on cherche les plages de cartes postales des Caraïbes

En rentrant vers Colon, on s’arrêtera un peu avant Portobelo, au resto « Don Quilote » tenu par un couple de Français depuis 3 ans. On se régale de pain à l’ail et de gambas et on commandera notre repas du soir : pâté de foies et ceviche de pulpe qu’on dégustera dans le camion​. L’ensemble un vrai régal.

 

Bivouac le soir à Gamboa  sur le bord du canal et après avoir demandé à la police. D’un côté le parc et de l’autre le canal avec le passage des bateaux

titan4

Il y a ici la plus grande grue flottante autopropulsée au monde.

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, lorsqu’il ordonna la construction des quatre plus grandes grues au monde, Adolf Hitler ne pouvait se douter que l’une d’elles passerait sa retraite à soulever les énormes portes d’un canal.

Au bout de cinquante ans de bons et loyaux services en Californie ou elle fut remorquée en 1946, le Panama en devient l’acquéreur. Elle peut soulever 350 tonnes, elle est chargée, entre autres, de déposer et de remettre en place périodiquement les 88 portes qui équipent l’ensemble des écluses, chacune étant démontée tous les 20 ans pour des travaux d’entretien et de remise en état. Les portes, construites comme des caissons étanches, sont auto-flottantes. Chacune pèse environ 600 tonnes, leur épaisseur est de 2 mètres et leur hauteur, suivant leur situation sur le canal, varie entre 15 mètres  et 30 mètres.

Nous sommes stationnés  juste sous un arbre où il y a des centaines de perruches qui vont​ faire un bruit assourdissant. Elles s’arrêteront lorsque nous serons rentrés dans le camper et qu’il n’y aura plus de bruit extérieur.

Le village de Gamboa localisé sur les rives du canal est à mi-chemin entre les deux océans. La nature qui l’entoure est dense et verdoyante et donne accès au Parque Nacional Soberania, la route traverse une très belle zone forestière dense.

Les pompiers :

La chaleur nous perturbe toujours, encore plus que les 3 trains que nous entendrons la nuit.

le pont que nous venons d’enjamber

SAMEDI 20 MAI

On regarde encore les portes containers qui passent puis on part faire un tour dans la jungle. A part un genre de coatis et cette chenille, nous ne verrons rien.

Les chemins y sont bien aménagés.

et l’on coupe à la main avec une hachette

Avant de rejoindre la ville de Panama, une visite aux Ecluses de Miraflores s’impose.

Malheureusement​  le trafic des navires qui passent le Canal est sujet à des changements de sens (environ toutes les 6 heures) et  cela implique des « creux » et nous tombons juste à ce moment-là​.

5$ pour les étrangers et 3 $ pour les locaux. C’est du racket. Nous ne verrons aucun bateau passer dans l’écluse.

Ici les portes sont battantes et​ ne coulissent pas

Un petit musée retrace la construction du canal, il est bourré de monde.

On nous y montre ces insectes de grosseurs impressionnantes

     

Concernant la construction des nouvelles écluses d’Agua Blanca, certains se demandent si l’Autorité du canal de Panama n’aurait pas manqué d’ambition. A-t-on vu trop petit ? La question se pose, puisqu’il existe une vingtaine de « Super Post-Panamax » dans le monde. Et on continue à en construire d’autres. Les travaux de l’écluse de Cocoli  sont​ arrêtés, car il est question d’une 3ème phase de travaux et le tracé passerait​ à ce niveau-là.

Il est certain qu’en 2002, quand il a été décidé de la taille des écluses, déjà, un Post-Panamax de 12 000 ou 14 000 T était quelque chose de faramineux. Aujourd’hui, la compagnie MSC a les trois bateaux les plus grands du monde qui font 19 200 T. Eh bien,  deux sont à quai parce qu’ils n’ont pas de conteneurs à mettre sur leurs bateaux!

On déjeune sur le parking et on part pour Ciudad Panama

en arrivant

Il pleut on s’arrête au plus grand Mail de l’Amérique du Sud « Albrock », nous cherchons depuis très longtemps 2 fauteuils relax et on va enfin les trouver. Par la même occasion, on achètera un transformateur pour le 110. Il faut que nous nous servions de nos ventilateurs sans avoir l’électricité. (Pendant que j’écris Bernard installe l’autre qui avait rendu l’âme à notre retour au Pérou).

En fin de journée, nous allons nous installer pour la nuit au Balboa Yacht Club derrière l’Hôtel Inn qui est bien connu des voyageurs en transit vers l’Amérique du Sud. Avec la vue sur le pont des Amériques et le canal.

Passera ou passera pas ?

DIMANCHE

Nous partons, après être allés près du club nautique pour regarder nos mails et passer des coups de fils,  visiter la vielle ville. Puisque c’est dimanche,  nous irons avec notre véhicule, un taxi nous prenait 10$ pour 5 km. Nous profitons du paysage avec la voiture

Nous nous garons sur le parking derrière la place Bolivar, il n’y a pas grand monde. Nos parapluies nous servent d’ombrelles pour nous protéger d’un soleil torride.

La vue du parking :

Visite du marché artisanal​ sur l’ancien chemin de ronde

Nous photographions sous toutes les coutures le Biomuseo multicolore de Frank Gehry, l’architecte du Musée Guggenheim de Bilbao que nous voyons de loin.

Une promenade dans les petites rues jusqu’à la Plaza de Francia. En débouchant sur cette place, nous passons devant l’Ambassade de France. Face à nous, un obélisque surmonté d’un coq gaulois regardant en direction de l’entrée du Canal et des statues rendant hommage aux constructeurs du Canal Français.

  

On rénove tout le quartier

La Cathédrale

En continuant notre ballade, on approche du marché aux poissons, les rénovations n’ont pas encore commencé et on ne pourra plus voir cela :

Nous mangerons aux marchés devant les bateaux.

Puis on rentrera vers notre véhicule

Ici on dit la messe en plein air, il n’y a pas beaucoup de fidèles.

L’église de la Merced qui a gardé une partie des murs datant de 1680

L’église Sain José avec son retable recouvert d’or.

 

Les ruines d’un ancien couvent

 

La place bolivar  avec un vieux bâtiment d’un côté, et les autres bien restaurés.

l’église San Francisco néo classique avec ses vitraux originaux

         

En rentrant, nous prolongerons la visite de la ville en  nous rendant sur la jetée de 6 km qui unit, à l’entrée du canal, 3 îles au continent. Elle est surtout destinée à protéger l’entrée du canal des sédiments déplacés par les courants.

         

d’un coté vue sur les immeubles, de l’autre sur le canal

C’est juste à l’entrée de la jetée que se trouve le musée

Depuis le Brésil nous n’avions jamais revu de femme enceinte se faire photographier.

Nous retournons à notre bivouac et nous y passerons notre dernière nuit dans la ville de Panama.

Il va être  temps que nous rentrions en France, je n’ai plus mon nouvel appareil photo et maintenant mon clavier de l’ordinateur ne fonctionne plus : certaines lettres ne fonctionnent plus. Je suis obligée de faire les corrections sur la talette.

Je ne suis pas sure de continuer mes articles prochains….. MAIS DANS UN MOIS NOUS SERONS DE REOUR PARMI VOUS

 

 

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COLOMBIE – LA COTE CARAIBE – dernier article

 

Voilà, notre périple est terminé en Amérique du Sud, nous avons parcourus 52.000 Km du 4 novembre 2015 au 11 mai 2017, soit 17 mois de voyage car nous sommes rentrés 2 mois en France.

Ayant pris goût à ce voyage, nous allons faire l’Amérique Centrale, les USA, l’Alaska et revendrons notre camper au Canada, celui-ci ne nous a pas posé trop de problème, en dehors de quelques pannes courantes (sauf pour le problème de la jante). On s’y est attaché et il a bien tenu le coup.

On ne cessera de le répéter, nous avons trouvé partout une population extrêmement chaleureuse et ouverte, généreuse, toujours souriante avec d’innombrables saluts et gestes de bienvenue. Que de regret de ne pas parler couramment leur langue !

Nous terminons par un véritable coup de cœur pour cette Colombie colorée, métissée et moderne. Nous rencontrons des français qui cherchent à s’y installer. Nous n’avons jamais vu de drogue, les militaires sont présents aux abords des frontières surtout, mais en dehors de regarder leur portable et de nous faire un petit signe amical, ils ne font rien.

 

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COLOMBIE – DE BOGOTA A BARICHARA

A BARICHARA nous venons de passer nos 50.000 Kms

VENDREDI 15 AVRIL 2017

Après la Cathédrale de Sel, notre périple continue sur le plateau central vers Villa de Leyva situé à 2.400 m. C’est très beau, bucolique même, vallonné, des paysages de pâturages, qui n’ont plus rien de tropical, on se croirait en Normandie, les vaches y étant exactement les mêmes. C’est d’ailleurs curieux, ils appellent ces vaches des “Normando” sans savoir pourquoi. Continuer la lecture

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COLOMBIE 3ème article – DE MEDELLIN A BOGOTA

Quelques prix en Colombie :

Essence 0.70 E (dans le centre du pays, car cela varie)

Coiffeur pour dames 2 E
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COLOMBIE – 2ème article – LA ROUTE DU CAFE

JEUDI  23 MARS 2017

Nous venons donc de quitter le Désert de TATACOA (sur la carte juste après Neiva, vers Baraya)

Nous allons faire un arrêt pour la nuit sur une station essence juste à l’entrée de SALDANA. Sur la route il est assez difficile de se garer  pour passer la nuit et les petits villages ne nous paraissent pas très encourageants. Continuer la lecture

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COLOMBIE – 1ère partie

Cette galerie contient 6 photos.

Voilà notre dernier pays visité pour l’Amérique du Sud : la Colombie 2 fois plus vaste que la France, 47 millions d’habitants. Elle est la 2ème démocratie la plus ancienne de l’Amérique latine. Capitale SANTA FE DE BOGOTA. 95% de … Continuer la lecture

Toutes les galeries | Un commentaire

LA COTE PACIFIQUE DE PUERTO LOPEZ A LA FRONTIÈRE COLOMBIENNE

Fin de l’EQUATEUR

Nous avons fait 5500 kms

Nous sommes rentrés le 17 janvier et le quittons le 13 mars 2017

Une fois encore nous avons été enchantés par l’accueil de la population, par contre très déçus par le temps, beaucoup de pluie et le temps couvert qui ne nous permettaient de profiter des paysages. Ce qui fait que c’est le pays d’Amérique du Sud (il nous reste encore la Colombie) qui nous a attiré le moins.

MERCREDI 22 FEVRIER 2017

Après avoir quitté la Laguna de Quilatoa sans la voir, nous sommes redescendus à 400 m d’altitude. La chaleur ne nous quitte plus : après avoir mis du chauffage le midi, l’après midi il faut remettre des vêtements légers et sortir les maillots de bains.

Nous avons trouvé où bivouaquer, dans un complexe de plusieurs piscines et jeux pour enfants, on demande si l’on peut coucher ici, pas de problème 1$ par personne. Il n’y a personne, il est 17 h. Nous sommes un peu avant QUEVADO à EL PROGRESO

Les 2 filles de la maison ne vont plus nous lâcher. Elles nous font visiter même les abords de centre. Elles sont mignonnes comme tout.

  

On va discuter au bar et à 18 h 30 on nous sert une assiette de riz avec un morceau de poulet, sans que nous demandions quoi que ce soit et une orangeade faite maison (avec de l’eau qui était dans une casserole).

On nous pose un tas de question sur la France, un petit verre d’alcool blanc circule. On nous en propose, je vais en goûter un (par politesse) et Bernard pas beaucoup plus. Dans la soirée, ils iront en rechercher un litre dans une bouteille de coca, si bien que vers 11 h lorsque les copains du patron vont partir en moto, ils ne tiennent plus debout.

      

Ils nous ont dit que le lendemain, ils nous préparerons une cuisine typique d’ici pour 10 h. On leur a dit que nous n’avons pas trop l’habitude de manger à cette heure, mais que l’on fera comme eux.

JEUDI 23 FEVRIER 

Excellente nuit au calme.

On déjeune à peine. Les filles sont à l’école, on profite de la piscine et des hamacs, mais on ne voit personne faire la cuisine et on ne voit rien venir (nous sommes un peu soulagés car ils avaient parlé de tripes et il ne s’agit pas des tripes à la mode de CAEN)

Ramassage des litchis

Les filles rentrent de l’école à midi et la maman fait à manger mais nous aurons droit à la même chose que la veille, rien de bien particulier.

En Amérique du Sud le carnaval est très important, en Equateur du samedi matin au mardi soir, ils font la fête, il y a 2 jours de congés, la plupart des magasins sont fermés.

Dès le vendredi, les préparatifs commencent. Au bord de la piscine, il y a un bar dans une grande pièce ouverte, ils vont faire de la musique, danser et certainement boire. Nous n’avons pas très envie d’être là, on va partir vers 14 h. Entre temps la télé arrive pour montrer le centre, et bien-sûr on veut nous interviewer. J’ai beau dire que je ne parle pas assez bien, mais le gars nous questionne et je vais essayer de répondre, (personne me me connait, sinon la honte). Ils sont fiers que des Français soient sur leur terrain.

Nous repartons avec toutes sortes de fruits que les enfants nous ont cueillis et nous leur donnons des bananes

On va s’arrêter en chemin dans une ville pour faire quelques courses.

Et devant une église, il y a ce corbillard, il est attaché comme une remorque à une voiture.

Nous continuons notre route à travers des champs de mais, de bananes, de cacao et ce qui est nouveau des champs de palmiers pour l’huile de palme (exactement comme en Malaisie). La récolte vient de se faire car il n’y a plus la grappe de fruits dans l’arbre et nous en avons vu un énorme tas dans un hangar et sur des camions.

Nous voyons de grandes étendues de champs de cacao mais on n’en trouve pas dans les magasins. Actuellement des fèves sèchent, de temps en temps sur le bord de la route par petites bandes, il faut faire attention à ne pas rouler dessus. Il y a 2 récoltes par an.

La route est belle,  exceptée sur une bonne dizaine de km, où il y a des travaux et plus d’asphalte.

Nous ne ferons pas beaucoup de km dans l’après midi, il a beaucoup de virages.

On retrouve le soir dans un tout petit village à SAN PLACIDO un énorme centre avec une grande piscine ou l’on peut se garer, mais à l’inverse de la veille, les propriétaires sont moins accueillants, nous aurons l’électricité et la wifi et l’on paiera 9 $.

À peine arrivés, un Land Rover arrive. C’est une famille française avec 4 enfants, ils vont installer 2 tentes sur le capot du véhicule pour que tout le monde dorment, ils font les 2 Amériques.

VENDREDI 24 FEVRIER 2017

Le lendemain matin, nous allons à la piscine et on va déjeuner ici puis partir. En effet, à partir de midi, à la sortie des écoles, arrivent pleins de jeunes et la musique devient insupportable.

Nous allons quitter « lessixauxameriques » car ils partent sur Banos en pensant que nous allons certainement nous retrouver : ils vont en Colombie ensuite et pensent prendre un bateau vers fin avril comme nous. Nous allons donc échanger nos mails.

Nous reprenons la route et arrivons sur la côte 3 h plus tard. Il n’y a pas de route qui la longe mais nous suivons la montagne. Encore des montées et descentes. La vue est magnifique sur la mer, mais le temps se couvre et il commence à pleuvoir légèrement.

PUERTO LOPEZ est une petite ville très touristique d’où l’on peut voir les baleines pendant la saison ( juin à octobre), aller sur l’île de la Plata où l’on voit des fous aux pieds bleus, des frégates, de tortues marines et visiter le parc national Machalilla qui est juste à côté.

Sur le Malecon, il n’y a que des restaurants et des agences de voyages.

Nous essayons de nous garer au bout, près de l’hôtel Mandala, à la fin du village. Manque de chance, il a plu et on s’embourbe. Bernard va être obligé de mettre le 4×4 pour se dégager. Nous n’allons pas rester ici. En repartant il entend un bruit anormal côté freins.

On s’installe sur un parking entre l’hôtel Victor Hugo et le Nantu, où nous bénéficions de la wifi des 2 hôtels et là, il découvre une fuite du liquide de freins.

Il est 18 h, on demande au Victor Hugo un garagiste, un taxi nous y emmène mais il n’y a que le voisin qui nous dit qu’il est parti faire une réparation.

On mange à l’hôtel d’une assiette de grosses crevettes.

Samedi 25 FEVRIER

Je pars chez le garagiste à pied, en me trompant et lorsque j’y arrive, il me montre notre plaquette de freins qui est cassée. Le voisin lui avait dit que nous étions passés et il est venu directement nous voir.

Je rentre et 1 h après il revient pour faire la réparation. Malheureusement en démontant, il s’aperçoit qu’une autre pièce est cassée et qu’il faut aller la chercher dans la ville voisine à  Manta à 1 h 30 de route. Du samedi au mercredi, c’est le carnaval, tout est fermé. Il nous dit : pas de problème, il vous reste 3 freins. Bernard a beau lui dire que sans liquide de freins, il ne peut rouler, lui cela ne le dérange pas. On lui dit qu’on pendra un taxi, à moins que lui y aille. On lui donnera l’argent du taxi 70$. C’est d’accord, il ira à la première heure mercredi.

Nous voilà pour la première fois immobilisés mais devant la mer, tous les commerces à disposition et le beau temps – peut être même un peu trop.

Dimanche lundi mardi

Nous ne ferons pas grand chose, si ce n’est profiter de la plage. Nous avons une douche juste à côté, car il nous faut économiser l’eau nous ne pouvons plus déplacer le camper.

Le matin nous allons à l’autre bout de la ville par le Malecon au marché aux poissons. Les pêcheurs vident leurs poissons sur la plage, les frégates profitent de l’aubaine en plongeant en piqué  pour voler un poisson. Les chalutiers sont au fond et le poisson est déchargé dans des barques qui viennent jusqu’au sable où des camions les attendent sur la plage.

Nous achetons un jour des calamars, des petits thons et surtout on fera une cure d’énormes gambas.

Nous mangeons un midi sur un petit stand directement au marché.

 

Tous les soirs nous assistons à un coucher de soleil spectaculaire

J’irai une jour en excursion sur l’île de la Plata. Mais je n’ai pas bien choisi mon jour car il a plu dans la nuit. Bernard ne veut pas m’accompagner.

On part à 16 dans un bateau à moteur avec 2 guides. 7 Canadiens (d’une soixantaine d’années) 4 jeunes Français, 2 Argentins, 2 Américains et moi. Une heure plus tard, nous arrivons. Les jeunes partent d’un côté et moi je vais avec les Canadiens.

Le chemin est boueux et la verdure nous gêne un peu pour marcher. On va prendre le sentier Punta Manchete pendant 2 heures. Mais nous ne verrons que des fous à pattes bleues, pas de frégates (ce n’est pas la saison des amours, (aux Galapagos non plus mais il y en avait plein) pas de lion de mer. Je suis un peu déçue, je vais même faire une chute dans la boue au retour. J’apprendrai 2 jours plus tard, que sur un autre sentier il y avait des frégates mâles avec le cou gonflé. Je pense que nous n’avions pas un très bon guide.

Ceux-là sont au bord du chemin, ils ne s’écartent même pas pour nous laisser passer

 Ici pareil, un bébé qui reste à côté de nous, mais lui il ne sait pas encore voler.

(diaporama)

On verra plein de belles chenilles

On se sert des graines à l’intérieur pour faire des colliers.

Heureusement je suis avec des gens charmants, tous témoins de Jéhovah, ils ont loué un appartement et rencontrent des gens de leur confession, certains sont ici pour un mois et d’autres pour 2.

En rentrant au bateau pendant que nous mangeons 2 sandwichs, les guides jettent de la salade dans l’eau et de grosses tortues marines arrivent autour.

Ensuite on part un peu plus loin pour faire une heure de snorkening. C’est pas mal il y a des « coraux » et beaucoup de poissons multicolores. Les fonds sont plus colorés qu’aux Galapagos. Je vais en profiter, seuls les 4 français et les Argentins m’accompagnent. Il faut dire que la jeune américaine qui doit avoir dans les 25 ans pèse pas loin des 100 kg.

En rentrant, tout à coup le bateau s’arrête, on pense à une panne mais non c’est une baleine qui s’amuse à côté de nous. Ce n’est pourtant pas la saison mais avec El Nino tout est décalé. Je n’ai pas réussi à la prendre en photo, sauf celle-ci (si vous pouvez la deviner)

Pour le carnaval, il y a un monde fou à PUERTO LOPEZ, sur la plage surtout.

 

Les gens n’ont pas l’habitude de s’allonger sur une serviette, il faut dire aussi qu’il fait tellement chaud et que le soleil tape très fort, il y a tout le long de la plage des tentes avec des chaises longues, que l’on loue.

Ici des familles se sont installés sous le pont où une rivière coule, c’est un vrai dépotoir, l’odeur même est nauséabonde.

MERCREDI 1er MARS

À midi coup de fil, le garagiste nous demande les références du camion et ensuite plus de nouvelles, il devait faire la réparation à 15 h.

JEUDI 2 MARS

À 8 h il arrive en nous annonçant qu’il a fait tous les garages et n’a rien trouvé « pero » (mais) qu’il va en faire faire une ici en inox et qu’on l’aura en fin de matinée.

On restera une journée de plus, ce matin, il fait très beau, les canadiens qui étaient avec moi sur l’île de la Plata, ont loué un appartement juste dernière nous, on ira se baigner ensemble.

Et la pièce arrivera vers 15 h, le mécanicien lui ne viendra faire la réparation qu’à 18 h, on commençait à avoir peur. Il n’a pas mis longtemps à remonter les roues, mais il n’avait pas de plaquette pour nous changer celle de l’avant, nous devrons donc demain matin aller à son garage.

VENDREDI 3 MARS

Nous y sommes à l’ouverture.

Nous retournons sur la plage pour acheter un thon (rouge) plus de 2 kg pour 4 $ et nous partons pour Aguas Blanca.

Il s’agit d’une communauté à 10 km de Puerto Lopez, 5 kms avant le village on doit s’acquitter d’un droit d’entrée de 5$ par personne et qui nous donne droit à la visite avec un guide.

Nous avions l’intention de rester y coucher. On s’installe donc sur la place. Aussitôt un  guide vient nous voir et nous explique ce que l’on peut faire ici. On lui demande quand on fait la visite il nous dit maintenant. Nous aurions préféré attendre l’après midi pour avoir tout notre temps et manger pas trop tard. On s’apercevra ensuite qu’il n’y a aucune visite l’après midi, il faut dire qu’il pleut beaucoup.

Nous sommes avec 6 jeunes français, la visite est en espagnol. Nous commençons par le musée (bof) puis un peu plus loin une maquette d’une maison, je vais plutôt regarder les oiseaux et ensuite un site archéologique (bof bof)puis nous partons jusqu’à une laguna volcanique.

En chemin il nous montre juste un arbre ou le fruit sert à faire de la colle et 2 ou 3 oiseaux, il était avec une jeune fille qui se prépare à être guide. Il s’est occupé plus d’elle que de nous.

Les orchidées poussent même sur les fils électriques

Un champignon (pour Serge et Marina)

On ne voit pas son bec mais il est rouge

des petits cochons

Une termitière 

Des vaches (pas vraiment de chez nous)

Il a omis de nous montrer le palmier qui fabrique de l’ivoire !!! un ivoire végétale nommé tagua tout aussi résistant ; il permet outre des petits objets d’artisanat de faire des touches de piano, des boutons. L’ivoire est contenu dans une coque marron.  C’est au magasin au retour que l’on m’a donné les explications, et montré la noix, ils vendaient justement des figurines faites avec ce matériaux et cela ressemble bien à de l’ivoire.

(merci LETI pour cette photo)

Lorsque nous arrivons à la « laguna » il  nous dit qu’on peut se baigner une demie heure où si l’on veut rester plus longtemps il nous montre un mirador et le chemin de retour. Une demi heure après il s’en va avec sa stagiaire.

Quant à nous, voilà ce que l’on fait, après nous être badigeonnés de boue que l’on nous donne en arrivant.

 

La laguna en fait est un petit bassin naturel d’eau sulfureuse où l’on nage dans une eau un peu noire. On se badigeonne de boue, on reste une demi heure à sécher au soleil puis on va nager.

Voilà ce qu’il y avait sur la porte d’un vestiaire, j’ai changé de cabine

Après avoir terminé tout cela, une bonne douche et nous repartons, pas tranquillement car la pluie vient de se mettre a tomber.

Les 6 jeunes sont partis avant nous, on va tout de même monter au mirador

Et rentrer vite car il pleut maintenant à seaux.

Il est plus de 14 h lorsqu’on va manger un morceau de thon dans le camper.

Comme la pluie continue, nous décidons de partir, impossible de se balader dans les environs, le chemin devient glissant.

Nous prenons la route de la côte, mais on ne peut profiter des plages, le temps est pourri, nous irons donc jusqu’à Montecristi sans nous arrêter.

Voilà les paysages rencontrés en chemin, partout la forêt (les grandes tiges plus claires ceux sont des cactus qui semblent à moitié morts)

La forêt tropicale sèche forme un paysage étrange avec ses arbres en  forme de bouteilles, en bas et, dans la zone la plus élevée, on arrive à la forêt tropicale humide ou l’on trouve un arbre à l’écorce verte, des kapokiers, des cactus candélabres, figuiers de barbaries, lauriers et palo santo.

Une fleur au loin dans un arbre

Et l’on arrive à MONTECRISTI , ville des chapeaux PANAMA

Le Panama est un sombrero de paille souple appelée toquilla, fabriqué principalement à Montecristi. En 1800 les commerçants espagnol exportèrent les chapeaux via Panama. Les ouvriers du canal portèrent le chapeau pour se protéger du soleil les associant un peu plus avec le Panama.

La réalisation de ce chapeau nécessite un long travail. On récolte les pousses de palmiers juste avant que les feuilles s’ouvrent.

La 1er étape consiste à battre les pousses sur le sol, puis à les ouvrir à la main. Celles-ci sont attachées et bouillies dans des cuves pendant une vingtaine de minutes et séchées au soleil durant 3 jours.

Certaines sont plongées dans du soufre pour être blanchies. En séchant les feuilles de rétrécissent et s’enroulent jusqu’à former les fils ronds que l’on tissera. Le tissage est difficile, les meilleurs tisserands ne travaillent que tôt le matin et en soirée afin que la transpiration ne gêne pas leur travail. Certains ne tissent que la nuit. Le tissage va de la maille lâche pour les chapeaux les plus courants et de la maille serrée pour les hauts de gammes.

Ils sont ensuite classés selon la densité du tissage (standard, supérieur, fin et superfino). Les plus beaux ne laissent pas passer l’eau et n’ont aucun interstice, on peut les enrouler et les faire passer dans une bague d’hommes.

Ensuite il faut le mettre en forme et l’orner d’un bandeau.

On trouve des chapeaux  allant de 20€  à 1000€. En Europe 3-4 fois plus chère.

Et voilà 2 chapeaux terminés, le mien est un MONTECRISTI fantaisie.

Un jeune pied de Toquilla

On s’installe dans une rue derrière la police pour la nuit.

SAMEDI 4 MARS 2017

Et le matin nous allons aller voir les fabriques de MONTECRISTI. Nous sommes très déçus, car il n’y a que des tous petits magasins avec des chapeaux très bon marché, il y en a très très peu de super fins, on se demande où sont les fabriques.

On a beau se renseigner à droite ou à gauche, il semble qu’il n’y en ait pas, on va juste trouver des femmes qui terminent des Panamas dans leur maison. Nous aurons un peu de chance car nous rentrerons dans une maison particulière où dans une petite pièce, il y a le stock de Montecristi et dans un coin près de la fenêtre, la dame termine les chapeaux seule, ils sont tissés dans la région. Le gendre qui est Italien et qui parle français va nous expliquer son travail, lui est le « directeur commercial » il va régulièrement en France (à Deauville en autre) pour les vendre. Il nous a dit qu’un chapeau, comme le bleu marine que vous avez vu plus haut, vaut 50 E ici et à Deauville 1.000 E. Nous pensons que c’est faux et qu’il a peut être exagéré un peu.

Lorsque nous quittons MONTECRISTI, nous remontons dans le Nord par la Côte.

Comme d’hab il pleut, les plages ne paraissent pas très propres et surtout très très pauvres. La route du littoral et souvent éloignée de la côte, il  faut prendre une piste pour la rejoindre.

Voilà où nous nous arrêterons le midi pour le repas, il fait très très chaud (près de 38°) mais pas envie de se baigner

Sur cette autre plage, il y a des tentes tout le long du malecon pour que les gens se protègent du soleil

Pour rejoindre la route principale, nous essayons de prendre un raccourci, il faudra que nous fassions demi-tour car la piste n’aboutit nulle part, pourtant le paysage traversait de magnifiques rizières.

Nous allons traverser des villages où le tremblement de terre d’avril 2016 a été particulièrement violant (7,8 sur l’échelle de Richter)

À commencer par la ville de Bahia de Caraquez, tous les immeubles de la ville sont abandonnés ou en reconstruction. Les rues sont défoncées, les gens sont relogés dans des tentes

Et ensuite c’est Canoa avec son atmosphère détendue et nonchalante, ses rues de terre qui se transforment en champs de boue après la pluie, ses petits restos nombreux et variés. Il y a des compétitions de surf internationales, les vagues atteignent 2 m entre décembre et février.

Nous allons jusqu’au petit village de San Juan à l’Hosteria de Camare sur la plage qui reçoit dans la cour les campings car. Depuis quelques temps notre batterie ne fonctionne plus bien, nous avons besoin d’électricité pour le frigo et nous ne voulons la changer qu’en Colombie.

Nous sommes en contact depuis quelques jours avec des voyageurs rencontrés au Chili, Chunny et Philippe (2surlaboule) qui doivent nous croiser car ils redescendent maintenant. Ils sont justement sur la plage de Jama à 10 minutes d’ici.

Dimanche 5 mars

Après notre repas nous faisons demi-tour pour les rejoindre.

Nous passerons la fin de la journée à papoter et Philippe fera du bricolage avec Bernard dans notre véhicule pour notre problème de batterie.

Lundi 6 mars

Promenade le long de la plage

.  

En fin de matinée nous allons nous quitter, ils partent vers le sud et nous vers le nord.

Avant de rejoindre la route principale les mangroves ont été remplacées par l’élevage des crevettes, nous ferons un petit stop pour les voir.

De bien jeunes garçons, nous semble-t-il !

Et voilà les maisons où vivent tous les travailleurs mais ici il y a encore beaucoup de familles qui vivent dans des tentes, les maisons n’ont pas encore étaient reconstruites.

Le midi nous arrivons à Perdenales, dernière étape sur la côte Pacifique pour notre séjour en Equateur.

   

Nous irons voir le monument érigé à la mémoire des morts du tremblement de terre de l’an passé presque 1000 personnes. Sur le socle il y a le nom de tous les morts.

     

Un petit tour au marché

il pleut, nous achetons des crabes que nous voyons depuis notre arrivée en Équateur. Ici on peut les  acheter à la pièce, nous en prenons seulement 3 (pour 5€)

Ils sont emballés un par un.

On comprend mieux pourquoi, une fois enlevée la feuille de banane ils s’échappent de l’évier, un peu de rigolade pour les récupérer, une pince est grosse et l’autre toute petite. Mais quelle vitalité. 

Et les voilà enfin dans notre assiette

Nous ne pouvons pas les manger, peut être je les ai mal cuit mais l’intérieur était tout noir, il aurait aussi fallu les brosser avant, mais ils gigotaient de trop.

Une chance nous avions acheté à Jama le matin une livre de crevettes, excellentes, bien qu’elles soient d’élevage, c’est autre chose que celles que nous trouvons en France. j’aurais du en prendre 1 kg pour 4 E

Et comme il pleut à torrent, nous reprenons la route. On quitte la côte pour rejoindre Quito.

Avant Santo Domingo nous coupons par la vallée Hermosa. Nous traversons des champs de cacao, d’ananas et palmiers pendant la moitié du chemin, ensuite c’est un paysage de forêt avec des arbres et des fleurs  magnifiques.

Un peu avant Mindo nous nous arrêtons dans une laiterie, où nous achetons des fromages, genre gouda, des yaourts (à boire car en Équateur nous ne trouvons que cela) et nous arrivons à Mindo, village touristique réputé pour ses randonnées et ses oiseaux, entouré de vertigineuses forêts d’altitude.

LUNDI 6 MARS 2017

Il fait nuit, nous allons nous garer à la sortie du village devant cette « propriété », au bord de la rivière. Le Monsieur qui habite là, mange dehors sur des planches avec des toiles dessus.

 Le matin je pars sur la route vers 7 h mais je ne verrais que ces 4 oiseaux.

     

      

Et des chevaux.

(diaporama)

Lorsque Bernard est réveillé et comme il fait beau, nous allons monter à 5 kms à la taribata, c’est une vieille nacelle qui nous emmène de l’autre côté de la vallée,  ce qui nous permet d’aller à 5 cascades. Il est 8 h 1/2 et ils vont mettre en marche leur engin, pour moi et 3 autres jeunes qui viennent d’arriver en taxi.

Nous sommes sur la canopée, un employé nous accompagne

et voilà ce que l’on voit

     

J’y vais seule Bernard ne m’accompagne pas. Je vais descendre aux cascades, le chemin est un peu glissant mais j’ai mis mes chaussures de marche et pris mes 2 bâtons. Je ne verrais que des colibris, pour voir des toucans il faut y aller à 6 h.

 

Et des fleurs

(diaporama)

Le sentier

1er cascade Nambillo, arrivée en bas il faut remonter et prendre un autre sentier pour voir les autres

Je ne ferais que les 2 premières. Je suis seule et cela glisse un peu

La cascade Ondinas

La cascade Guarilinos

Je rentre vers 11 h et nous partons pour voir une ferme aux papillons qui est située dans un hôtel. Il pleut maintenant. On commence à en avoir un peu marre de cette pluie. Mais les papillons sont dans une serre, nous sommes à l’abri.

C’est mon préféré, il est transparent

Quand il ouvre ses ailes, elles sont bleues, on en voit beaucoup autour de nous en forêt

Il y a aussi quelques colibris à l’entrée de l’hôtel, car il y a des petites écuelles remplies de sucre pour les attirer

                

Un petit bassin avec des gros poissons, ils ont bien arrangé les alentours.

J’avais déjà vu cette fleur en Malaisie, on l’appelle « le soulier des dames », car elle fait penser à des chaussures à talons, les fleurs pendent comme une glycine.

 Les 3 photos suivantes sont une variété de la fleur du gingembre (il y en a beaucoup dans les forêts équatoriales)

Il y a également les mêmes en rouge et rose

Celle-ci : du Curcuma

Nous allons déjeuner en ville. Je vais me renseigner pour les tours qui sont organisés dans des agences pour l’observation des oiseaux.

On part à 6 h du matin et on rentre vers 9 h 30 sur la route qui mène aux cascades (à 7 h lorsque je me suis baladée sur cette même route je n’ai rien vu) on nous fournit des jumelles et le guide a une longue vue. Le prix est de 70 $. Nous trouvons que c’est un peu chère. Pour aller voir des coqs des roches comme nous avion vus au Pérou le prix est de 120$ et il faut partir à 5 h 30. Donc nous n’irons pas.

Par contre comme nous sommes maintenant garé juste à côté d’une chocolaterie, et qu’il pleut, nous rentrons dans le magasin. Nous tombons sur un français qui nous dit que c’est une fabrique et qu’on peut la visiter ( moyennant 8$).

Nous y allons et ne le regrettons pas.

Dans cette petite fabrique, ils achètent des cabosses de cacao dans le nord-est du pays (à Esmeralda exactement) car c’est un chocolat dont la pureté des saveurs et le parfum du cacao est particulièrement excellent et recherché pour faire des chocolats fins, elles sont vendues par une communauté de femmes qui va les chercher en forêt, car cette variété avait disparu. Elles vont en refaire des plants pour le cultiver à plus grandes échelles. Cette cabosse est beaucoup plus grande que les cabosses ordinaires que l’on voit partout dans les champs. Elle est ramassée jaune tous les 4 ans. Sinon il y a des arbustes qui  donne 100 cabosses et qui sont ramassées tous les 2 ans et d’autre une soixante tous les mois, pour le cacao ordinaire.

Après la récolte, on procède à l’écabossage : les hommes ouvrent les cabosses à la main pour en extraire les fèves. Dans cette petite fabrique très artisanale, ils travaillent avec 10 kg de fèves à chaque fois.

Il y a environ, une quarantaine de fèves toutes disposées suivant des files entrelacées d’une pulpe blanchâtre et sucrée « le mucilage ».  

Ensuite on les fait fermenter.

Lorsque le mucilage a séché et disparu. Il faut 48 h pour le faire pourrir,  ils s’en servent (ici) pour faire le beurre de cacao.

                

       puis on les met 4 jours dans une feuille de banane recouvert de plastique, la fève va             devenir marron

                                                                       

Ensuite pendant 15 jours elle sèche à l’air libre, elle va devenir noire. Grâce à l’action du soleil, les graines transpirent et la fermentation commence ce qui empêche les graines de germer. Les fèves sont étalées et fréquemment remuées.

Et l’on procède au concassage, derrière la petite machine que vous voyez ici il y a un ventilateur, on met les 10 kg, et l’on fait tourner la machine, ce qui va séparer la fève du chocolat. L’opération est répétée 3 fois

Vient ensuite l’affinage : on va le broyer dans cette petite machine jusqu’à obtenir une texture très fine.

Le conchage : on fait fondre la poudre récoltée sous le tamis pendant 70 h à 47°, il est malaxé sans arrêt dans la machine à droite,  il est tamisé encore une fois jusqu’à obtenir la texture, le goût et les arômes désirés.

A gauche c’est un appareil pour faire fondre le beurre de cacao, c’est la matière grasse du cacao à laquelle on n’ajoute pas de sucre.

A droite c’est une presse.

Dans une autre salle, moulage et emballage : on étale la pâte sur un marbre, on ajoute éventuellement du concentré de café, du piment ou du gingembre mixé, on la fait sécher au gaz une dizaine de minutes pour qu’il n’y ait aucune bulle d’air. On la met dans des moules en plastique par 3 petites tablettes,  puis 30 mn au frigo.

 

Il est vendu 5 E la petite tablette de 100 gr (je crois me souvenir).

Ce cacao est unique « l’Arriba » (63% de la production mondiale) et l’on estime que 80% des exportations de cacao Equatorien sont des exportations de cacao fin et aromatique alors que seulement 20% sont des cacaos provenant d’autres variétés comme le CCN51.

Il y a plusieurs petites chocolateries comme celle-ci, aucune grande, pour l’instant personne ne se regroupe mais ils ont de la demande pour l’exportation en Europe pour faire des chocolats fins car c’est un chocolat pure à 100 % . Il y a 100 ans, l’Équateur était le premier producteur de cacao au monde, il occupe actuellement le quatrième rang.

La visite terminée nous avons droit à une petite dégustation : un brownie avec un bol de chocolat liquide, et dans les boites toutes les variétés de chocolat (au gingembre, au café, au piment,) et à 60 %, 70 et 90 %

Comme on nous a tout laissé à disposition, on ressortira avec une bonne indigestion.

Depuis midi la pluie est torentielle.

Le soir nous bivouaquerons en pleine ville.

MARDI 7 MARS

Et le lendemain matin, nous verrons des colibris aux abords de la ville

          

Il ne nous a pas été possible de les prendre en volant même lorsqu’ils font du sur place.

Ça c’est pas un colibri

Nous partons à 65 kms à la « Mitad del Mundo » qui marque le lieu, où  Charles Marie de la Condamine effectua les relevés permettant de situer l’Equateur et ce qui devait donner naissance au système métrique.

En 1735, une discorde à propos de la forme exacte de la Terre divisait la prestigieuse Académie des sciences de Paris. C’est une sphère légèrement aplatie aux pôles, affirmaient les tenants des théories de Newton ; elle est aplatie à l’équateur, disaient les partisans de l’école de pensée de Cassini.

Alors, en 1736, on a envoyé deux expéditions mesurer la courbure de la Terre : l’une vers le pôle Nord, en Laponie, l’autre vers l’équateur, dans le pays qui a pris ce nom depuis. Les résultats ont donné raison aux disciples de Newton.

En 1936, pour le bicentenaire de la mission française en Amérique du Sud, un monument commémoratif a été érigé près de Quito, la capitale de l’Équateur. Appelé le Milieu du Monde, ce monument se situe sur la ligne estimée être à 0° de latitude, l’équateur donc, par les savants français du XVIIIsiècle.

Des découvertes récentes ont légèrement repositionné l’équateur. Pour trouver le bon endroit, il faut s’éloigner de près de 300 mètres et aller dans le musée privé Inti Nañ. (nous irons donc ensuite)

Le trajet de l’Avenue des géodésiques commence par le pavillon de la France. On peut observer des photos, cartographies et répliques instrumentales utilisées par les scientifiques de la première et deuxième mission.

L’endroit contient aussi 2 autres pavillons (Espagne, Équateur) qui donnent des informations complémentaires sur l’expédition.

Les statues des scientifiques qui participèrent à cette mission chargée de calculer les mensurations de la planète, plus de la majorité sont des français

Le site tient un peu lieu d’un parc d’attraction, on va donc s’amuser, qui est dans l’hémisphère nord et qui est dans l’hémisphère sud ?

Nous visitons le musée qui est situé dans la grande tour et ferons certaines expériences, par exemple un régime instantané : le diamètre de la planète qui est de 12.712 km aux pôles, est de 12.756 km à l’Equateur, on est donc plus loin du centre de la terre et la gravité est plus faible. Nous devrions perdre environ 0,03 % de notre poids, Bernard me dit qu’il a maigri de 7 kg et moi je n’ai pas l’impression d’avoir perdu beaucoup…..

On peut se prendre en photo avec un trucage, et 5 mn après on la reçoit par mail (nous ne voyons pas le rapport avec le milieu de la terre)

Les autres expériences nous les ferons au Musée INTI NAN où nous partons ensuite, 300 m plus loin et qui se tient exactement sur la ligne de l’équateur.

Musée Intiñan, Equateur - Trace Ta Route - Blog voyage

Ce musée explique aussi les connaissances astronomiques que détenaient les peuples incas et pré incas. Le site possède aussi un petit musée sur la culture ethnographique du pays.

L’époque de l’année la plus impressionnante pour visiter le lieu est sans aucun doute aux solstices (autour du 21 mars et du 22 septembre). Le soleil se trouve alors exactement à 90° de l’équateur et à midi, les ombres disparaissent. Dommage il aurait fallu que nous attendions quelques jours.

 

Le chronomètre solaire unique élaboré en 1865 et qui indique précisément l’heure astronomique, le mois, le jour et la saison juste à partir des seuls rayons du soleil.

Et voilà les nouvelles expériences :

Un œuf peut tenir sur la tête d’un clou

L’expérience que l’on peut en théorie réaliser sur toute la planète est censée être plus facile à l’équateur puisque la force d’attraction des pôles s’annule.

Dans quel sens tourne l’eau ?

La légende veut que dans chaque hémisphère, l’eau tourne dans un sens différent. Mais l’expérience vantée dans les deux musées est un trucage. La force de Coriolis – qui agit sur les cyclones, par exemple – est trop faible pour avoir un impact sur un évier qui se vide. Pourtant l’essai était concluant et l’on a bien vu la différence, nous avions essayer lorsque nous étions sur le bateau aux Galapagos et cela était réel.

Difficile de garder l’équilibre :

L’expérience semble anodine en apparence. Fermer les yeux. Joindre les pieds. Tendre les bras sur les côtés et avancer sur la ligne de l’équateur. Facile ? Pas vraiment. La pression des pôles se sent de chaque côté et empêche de faire plus de quelques pas sans perdre l’équilibre.

Des petits bras tout faibles :

Cette expérience ne peut pas fonctionner chez vous.

On se place soit un peu au Sud soit un peu au Nord de la ligne. Vous tendez vos bras devant vous. Une autre personne essaie alors de baisser vos bras : vous avez assez de force pour résister et gardez vos bras tendus jusque là tout va bien. Les choses se compliquent quand on nous demande de faire exactement la même chose en étant bien placé sur la ligne équatoriale : cette fois-ci, la personne n’a besoin que d’une main pour vous faire baisser vos deux bras tendus.

Nous visiterons également le musée ethnographique. Visite d’anciennes maisons, d’animaux (morts) de la forêt équatoriale, une tombe

Un guerrier

Mais ce qui nous a le plus surpris, ceux sont les images et les explications des têtes réduites. Ce processus appelé « tsantsa » était réalisé par les Shuars jusque dans les années 1940.

Je vous montre d’abord les images

  Pour finir au bout d’une lance

Seuls les ennemis de sexe masculin se voyaient ainsi mal finir. Après être entré en contact avec les Dieux, le « vengeur » allait décapiter son ennemi et ramenait sa tête. Près de la rivière, suite à une incision de la tête, le cuir chevelu était alors séparé du crâne. Ce dernier était jeté à l’eau pour nourrir les anacondas, vénérés tels des dieux. Les yeux et la bouche étaient cousus, les autres orifices étaient bouchés par des petites pierres de façon à ce que ne s’échappent pas les esprits de l’ennemi. Le chaman faisait ensuite bouillir la tête durant 15 minutes dans l’eau après avoir mis une pierre et du sable à l’intérieur de la tête de façon à ce qu’elle ne se déforme pas. La tête se réduisait alors pour ne faire plus qu’une dizaine de centimètres. Lors du dernier jour de la semaine de fabrication, la tête était emportée en forêt pour subir sa première célébration : un trou était effectué sur le haut du crâne, un double kamai inséré et fixé à un chounta à l’intérieur de la tête, ainsi la tsantsa pouvait être portée sur la tête du guerrier, lui apportant son  pouvoir personnel, son arutam (force, courage, sagesse…). Plus le guerrier avait de tsantsas, plus il avait de pouvoir.

Et voici une vrai tête

(Celle-là elle est dans un musée à QUITO mais je la mets car on la voit mieux.)

Ce matin nous avons fait la visite du centre de la Mitad del Mundo avec du soleil, cet après midi, comme depuis quelques jours à partir de midi, la pluie ne nous quitte plus jusqu’au soir, nous n’irons pas voir le cratère du volcan Pululahua qui n’était qu’à 4 kms, mais nous partirons directement pour Quito.

Quito, capitale de l’Equateur, la 2eme plus haute après La Paz. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, presque 2 millions d’habitants ; La ville est toute en longueur 50 km du nord au sud et 5 km en largeur.

Nous nous installons sur le parking de la Carolina près de la police que nous ont indiqué des voyageurs. Il est situé près du Mariscal, c’est un immense parc avec des pistes cyclables et de footing. A l’intérieur se trouve le jardin botanique, le musée des sciences naturelles, un vivarium.

Mercredi 8 mars 

Le premier jour nous visiterons le centre historique,  direction la Plaza Grande.  Elle est encadrée sur 3 côtés de bâtiments historiques : la cathédrale au sud (milieu du 16ème siècle), le Palacio del Gobierno à l’ouest et le Palacio Abizcopal (palais de l’archevêché) et l’hôtel Majestic qui fut le premier Hôtel de ville, au nord.

Le palais du gouverneur, siège de la présidence équatorienne

Le palais Arzobispal ou nous déjeunons et qui maintenant est transformé en boutiques sur la place et le patio en restaurants.

    

Pas très loin de la place

La Compania de Jésus c’est l’une des églises les plus riches d’Amérique Latine. La façade baroque construite en pierre volcanique est magnifiquement sculptée.

Les photos sont interdites dans toutes les églises (je vais tout de même essayer d’en prendre une, mais je me suis faite repérer)

(celle-là ne sont pas de moi, merci Sylvain)

Le monastère de San Francisco et les maisons autour

    

Nous n’avons pas de chance beaucoup de places, comme celle-ci, la place San Domingo, la place del Teatro sont fermées pour rénovation.

La Merced

Le quartier de la Ronda, qui est une rue coloniale, étroite, très colorée, la plus ancienne de la ville et qui a été rénovée mais où tout est fermé, il est 11 h du matin .

Au bout de la rue un agent nous déconseille de continuer notre chemin car ce n’est plus touristique et c’est dangereux. C’est la 1er fois que l’on nous dit cela.

El Panecillo avec une immense statue de 45 m d’une vierge ailée tout en aluminium et qui surplombe la ville.

Et la Basilique construite dès 1882, par un architecte français en s’inspirant de la cathédrale de Bourges. C’est la plus grande construction gothique d’Amérique du Sud.

et voilà les gargouilles

La ville est vraiment magnifique.

Nous n’irons pas faire un tour dans le téléphérique à cause du mauvais temps, mais rentrons directement au parking de la Carolina

Nous passerons tout de même à la pâtisserie française de l’autre côté du parc, pour faire le plein de pâtisserie, croissants et baguette française.

JEUDI 9 MARS

Bernard a été piqué par des moustiques il y a 2 jours, qu’il s’est gratté toute la nuit et maintenant il a une grande plaie à la jambe, il va donc rester au camper et moi je vais partir au Musée Guayasamin. Malheureusement il y a une erreur sur mon guide en ce qui concerne l’adresse, je pars donc à pieds du parc Carolina et à l’adresse indiquée il n’y a rien, je me renseigne et l’on me dit que c’est un peu plus loin.

Depuis que je suis partie, je monte des rues escarpées et je suis plutôt fatiguée, il est trop tard pour que je prenne un taxi car on me dit qu’il n’y a plus que 4 cuadras.

Sur le plan de Quito cela ne s’appelle pas le musée Guayasamin mais la Capilla del Hombre, c’est ce qui m’a trompé.

Un peu avant d’arrivée, des maisons très colorées.

Guyasamin est un célèbre peintre équatorien (1919-1999), né à Quito. Il a fait don, avec l’accord de ses enfants, de son vivant, de tout son patrimoine à l’Equateur. L’Unesco l’a désigné comme « projet prioritaire de l’Humanité »

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L’immense demeure où il a vécu abrite la plus grande collection de tableaux du peintre. Il était aussi un grand collectionneur d’objets pré-colombiens et ce musée est aussi l’occasion d’admirer cette collection (4500 pièces)

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L’autre extrémité

Et la vue, le volcan est caché.

Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur, c’est bien dommage car c’est absolument magnifique, tant par les meubles que par les objets collectionnés.

Les pièces sont immenses et on visite salon, salle à manger, chambre  et surtout son impressionnant atelier, les tubes de gouache, les palettes, les œuvres inachevées sont encore là.

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Les 2 extrémités de la pièce.

L’on peut y voir en photo les personnages qui sont venus le voir : Fidel Castro, Caroline de Monaco et son père, François Mitterand…..

Après la visite de la maison, on visite la Capilla del Hombre que Guayasamín a créé en 1996, et  qui est le musée où sont exposées d’immenses toiles, pareil « photos interdites », mais je ne fais pas la visite guidée, je suis seule et je sors ma tablette.

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Après cette visite passionnante, je vais rentrer en taxi.

Nous allons déjeuner, et l’on commence à ne plus du tout supporter le temps qu’il fait en Equateur. A peine arriver, qu’un orage éclate, une pluie diluvienne s’abat sur la ville, le parc en quelques minutes est inondée, à côté du camper il y a une moto à demi sous l’eau. On attend que cela se calme et nous décidons de prendre la route et de filer sur la Colombie. Il nous reste encore un peu plus de 200 km. Mais nous nous arrêterons en cours de route tout de même.

Demain samedi nous allons nous arrêter au marché d’OTAVALO.

On passe l’Equateur une nouvelle fois, et là nous sommes vraiment au point GPS zéro, nous sommes un peu avant CAYAMBE

Nous ne pouvons nous y arrêter il pleut de trop, j’aurais aimé prendre des photos et avoir un peu d’explications sur ce site archéologique tenu par une association et qui possède une grande horloge et un calendrier solaire et qui par son ombre indique, toute l’année, les heures.

De cet axe équatorial, c’est le seul endroit de la planète où nous pouvons observer toutes les constellations de la voûte céleste aussi bien de l’hémisphère nord (comme la Grande Ourse) que de l’hémisphère sud (comme la Croix du Sud), mais vu le temps couvert je ne sais pas si un jour on peut voir quelque chose.

La position de cet endroit n’est pas une coïncidence, au contraire, on attribue aux cultures pré-hispaniques une profonde connaissance astronomique. Depuis ce site, en prolongeant loin dans les montagnes, les axes des solstices de juin et de décembre, les archéologues ont retrouvé des observatoires astronomiques inca.

Nous bivouaquerons 300 m plus loin chez un particulier en haut de la route, qui a lui aussi une pierre inca sur son terrain qui servait de calendrier solaire.

Valentin le papa, de 75 ans, vit ici avec son fils, sa belle-fille et leurs 3 enfants. Ils sont encore à nos petits soins, et vont nous donner des avocats, des feuilles médicinales, car pour l’instant ils n’ont que des semis dans leur terrain.

A 19 h ils viendront nous chercher pour prendre une tisane avec la spécialité de la région les bizcochos, petits gâteaux très bons et du fromage frais (queso de oja) présenté individuellement comme une barre et enveloppé dans du papier transparent.

<p>dégustation bizcochos Cayambe</p>

Nous prendrons notre douche dans leur maison.

La vue d’en haut, nous ne verrons pas le glacier de CAYAMBA, il est sous les nuages.

SAMEDI 11 MARS

Nous ne pouvons pas nous éterniser, car le marché ne va pas nous attendre et nous avons une bonne 1/2 h de route. Les adieux sont toujours émouvants, on croirait qu’ils nous connaissent depuis très longtemps. Echange de mails et nous partons lorsqu’il commence à ….. PLEUVOIR.

Nous arrivons à OTAVALO, cette ville de 40.000 habitants accueille tous les samedis l’un des plus importants marchés des Andes. Les indiens portent le costume traditionnel et se montrent fiers de leur apparence. Malheureusement une fois encore je ne pourrais pas sortir l’appareil photo, sous une pluie battante, nous pouvons à peine descendre de la voiture.

Un moment d’éclaircies avec les grosses chaussures, le parapluie, on va aller y faire le tour, il est presque vide, très peu d’indiens, ils ont dû venir très tôt. Heureusement que nous avons déjà vu beaucoup de marchés. Sur ces quelques photos les tenues ne sont pas particulières.